Un homme condamné pour le meurtre d’une mère de famille en Floride il y a plus de trente-six ans a été exécuté ce jeudi par injection létale. Mark Allen Geralds, 58 ans, est devenu la 18e personne exécutée en Floride cette année.
L’exécution de Mark Allen Geralds a eu lieu à la prison d’État de Floride, près de Starke. Lorsqu’on lui a demandé s’il souhaitait prononcer de derniers mots, il a adressé un message à une personne dont le nom n’a pas été clairement entendu, lui disant : « Je suis désolé de t’avoir manqué. Je t’aimais tous les jours. » Il a ensuite succombé à l’injection, prenant une douzaine de respirations profondes avant de s’immobiliser en quelques minutes.
Le crime remonte à 1989. Tressa Pettibone a été retrouvée poignardée à mort dans sa cuisine à Panama City, en Floride, par son fils de huit ans, rentrant de l’école. Geralds, un menuisier qui avait effectué des travaux chez Mme Pettibone, avait repéré la victime et ses enfants dans un centre commercial quelques semaines auparavant, apprenant ainsi que le mari de Mme Pettibone était en voyage d’affaires. Il avait ensuite interrogé le fils de la victime sur les habitudes familiales, notamment les heures de retour de l’école et les déplacements du père.
L’enquête a révélé que Geralds avait mis en gage des bijoux appartenant à Mme Pettibone, portant des traces de son sang. Des liens en plastique utilisés pour attacher la victime correspondaient également à ceux retrouvés dans son véhicule. Il a été reconnu coupable de meurtre, de vol à main armée et d’autres chefs d’accusation en 1990 et condamné à mort. Bien que sa peine ait été annulée par la Cour suprême de Floride, la condamnation a été confirmée et il a été à nouveau condamné à mort en 1992.
Après l’exécution, un représentant a lu une déclaration au nom de la famille de Tressa Pettibone. « Demain, lorsque nous nous réveillerons, ce sera la première fois depuis près de 37 ans que nous n’aurons pas à nous soucier d’un autre appel déposé ou d’une autre modification de la loi qui pourrait potentiellement contrecarrer la justice pour laquelle nous nous battons si durement depuis si longtemps », pouvait-on y lire. La famille a décrit Mme Pettibone comme une « épouse fidèle, une mère, une fille, une sœur, une tante et une amie dévouée et aimante ». Elle était, selon ses proches, le centre de leur univers.
Les proches se souviennent de sa passion pour les fêtes de fin d’année, la décrivant comme une véritable « reine de Noël », décorant la maison de lumières, d’arbres et d’ornements de Pères Noël et de rennes, et préparant une abondance de biscuits, de pains, de gâteaux et de tartes. Elle aimait particulièrement confectionner des cadeaux, et sa famille continuait d’exposer ses créations chaque année.
