Publié le 14 novembre 2023 14:35:00. Cuba est confrontée à une recrudescence inquiétante de maladies transmises par les moustiques, notamment la dengue, le chikungunya et la fièvre d’Oropouche, mettant à rude épreuve un système de santé déjà fragilisé.
- Les autorités cubaines ont officiellement déclaré une épidémie de ces maladies.
- Plus de 21 000 cas de chikungunya ont été recensés, principalement à La Havane et dans l’est du pays.
- L’ouragan Melissa et les problèmes d’infrastructures aggravent la situation.
La situation sanitaire à Cuba se détériore rapidement, avec une augmentation massive des cas de maladies transmises par les moustiques. Outre le chikungunya, la dengue et la fièvre d’Oropouche sont également en forte progression, selon le média allemand « Tagesschau ». Le gouvernement cubain a reconnu l’ampleur de la crise et a promis de la traiter avec une urgence supérieure à celle accordée à la pandémie de Covid-19.
L’ouragan Melissa, qui a récemment frappé l’île, a compliqué les efforts de lutte contre les moustiques. Plus de 700 000 personnes ont dû être évacuées et de nombreuses régions sont inondées, créant des conditions idéales pour la prolifération des insectes et la propagation des maladies virales, comme le rapporte reisvor9.de.
Les autorités cubaines pointent également du doigt des carences en matière de gestion des déchets et de fumigation, qui contribuent à l’augmentation du nombre de moustiques. Le manque de matériel et de personnel rend difficile la mise en œuvre de mesures efficaces de prévention et de contrôle, comme le souligne Animaux de combat.
Des opérations temporaires de nettoyage des sites de reproduction de moustiques sont en cours, mais elles s’avèrent insuffisantes pour endiguer la propagation des maladies. Le président cubain Miguel Díaz-Canel a annoncé la mise en place de panels d’experts pour analyser la situation et proposer des solutions, comme le montre cette image.
L’Organisation panaméricaine de la santé a émis une alerte concernant le risque accru de transmission de ces maladies, non seulement pour la population locale, mais aussi pour les touristes, comme l’explique l’Institut tropical.
