Publié le 12 novembre 2025 à 04h09. Des militants indigènes ont perturbé le sommet sur le climat à Belém, au Brésil, en forçant la sécurité à barricader l’entrée du centre de conférences après des affrontements.
Des militants indigènes ont brièvement pénétré une zone sécurisée lors du sommet sur le climat qui se tient à Belém, dans la région amazonienne, ce mardi. Des images diffusées montrent une altercation avec les agents de sécurité à l’intérieur du centre de conférences.
Les gardes ont réussi à repousser les manifestants et ont utilisé des tables pour bloquer l’accès. Deux agents de sécurité ont été légèrement blessés lors de ces incidents.
Plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés pour protester contre la déforestation et les politiques environnementales du gouvernement. Ils ont quitté les lieux peu après les affrontements.
Certains manifestants brandissaient des banderoles proclamant « Notre pays n’est pas à vendre ». Un participant a déclaré à l’agence Reuters :
« Nous ne pouvons pas manger de l’argent. Nous voulons que notre pays soit libéré de l’agriculture, de l’exploration pétrolière, des mines illégales et de l’exploitation forestière illégale. »
Promesses
Malgré cet incident, les réunions entre les chefs d’État et de gouvernement devraient se poursuivre normalement. Le sommet, qui a débuté lundi après plusieurs reports et déconvenues, se déroule dans la ville de Belém, située au cœur de la région amazonienne menacée.
Lors de l’ouverture, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, ont insisté sur la nécessité de traduire les engagements climatiques pris ces dernières années en actions concrètes.
