Belém, au cœur de l’Amazonie, accueille la COP30 dans un contexte d’urgence climatique croissante. Trente ans après que le Brésil ait organisé la première conférence climatique mondiale, l’espoir renaît d’aboutir à des engagements concrets et ambitieux pour limiter le réchauffement planétaire.
L’ouverture officielle de la conférence a été marquée par un appel à l’action, loin des simples promesses. « Nous ne pouvons plus nous permettre une conférence basée sur des promesses et de bonnes intentions. Il faut que ce soit une rencontre axée sur des solutions, des actions concrètes et, surtout, sur l’ambition », a déclaré André Correa do Lago, président de la COP30, lors du plénier inaugural.
Le président brésilien, Lula da Silva, a également insisté sur la nécessité d’une action climatique accélérée, exhortant les gouvernements à respecter leurs engagements et à renforcer leurs plans de réduction des émissions. Il a également appelé à laisser de côté « ceux qui promeuvent le négationnisme et les guerres », une allusion claire aux politiques climatiques de Donald Trump.
Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a souligné que, bien que les émissions commencent à diminuer grâce aux accords passés, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en matière d’atténuation, d’adaptation et de financement climatique. « Se lamenter n’est pas une option. Il est temps d’agir », a-t-il affirmé.
Les négociations à Belém se concentreront sur le renforcement des plans nationaux de réduction des émissions afin de limiter le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C. Les pays s’engageront également à élaborer une feuille de route mondiale pour l’adaptation au changement climatique et à mobiliser jusqu’à 300 milliards de dollars par an pour aider les pays du Sud à faire face à ses effets.
Mukhtar Babayev, président de la COP29 à Bakou, a exprimé son inquiétude face aux fissures qui apparaissent dans les mécanismes de coopération internationale, appelant à « renforcer l’esprit multilatéral » en ces temps de division.
La COP30 se déroule dans un contexte de regain de mobilisation des militants écologistes, après des années de restrictions et de censure lors des conférences précédentes. Des projections lumineuses sur la façade du lieu de la conférence et des manifestations de groupes indigènes ont marqué le début des hostilités, réclamant que leurs voix soient entendues.
Plus de 50 000 personnes sont attendues à Belém pour cet événement d’envergure, suscitant des critiques quant à l’empreinte carbone et aux problèmes logistiques liés à une telle affluence. Des experts soulignent la nécessité de recentrer l’attention sur la mise en œuvre des politiques climatiques plutôt que sur la simple participation à des événements massifs.
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