Publié le 7 janvier 2026 18h59. La série culte des années 80, « The Last Ninja », revient dans une collection exhaustive qui ravira les amateurs de rétro-gaming, mais qui exigera patience et persévérance de la part des nouveaux venus.
- « The Last Ninja Collection » rassemble tous les titres de la série « Last Ninja » pour Amiga, C64 et ZX Spectrum, ainsi que des jeux connexes comme « International Karate ».
- La collection se veut une préservation fidèle de l’expérience originale, sans modernisations majeures, mettant l’accent sur l’atmosphère et le défi des jeux d’époque.
- Le gameplay, basé sur des combats précis et des énigmes complexes, peut s’avérer frustrant pour les joueurs habitués aux mécaniques modernes.
Quarante ans après avoir marqué l’âge d’or du Commodore 64, la légende « The Last Ninja » renaît grâce à « The Last Ninja Collection », disponible depuis le 19 décembre 2025 sur PC, Playstation 4 et 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch. Cette compilation, proposée au prix d’environ 30 euros, est un véritable voyage dans le temps pour les nostalgiques et une découverte exigeante pour les nouveaux joueurs.
L’histoire suit Armakuni, un ninja solitaire en quête de vengeance après la destruction de son clan. Sa traque le mène à travers des environnements hostiles, parsemés de pièges, d’ennemis redoutables et d’énigmes retorses. Le premier opus le conduit jusqu’au palais du shogun Kunitoki, tandis que le second le propulse mystérieusement dans le New York des années 80, avant de l’affronter une dernière fois dans le « Palais des Mystères » au Tibet, dans le troisième volet. L’ambiance de ces jeux rappelle fortement les premiers films d’action ninja, avec des références évidentes aux œuvres mettant en scène Michael Dudikoff ou Jean-Claude Van Damme.
Le gameplay se déroule dans une perspective isométrique où la précision des mouvements, le sens de l’orientation et le timing sont essentiels. Si les combats contre les sbires de Kunitoki peuvent sembler simples au premier abord, il suffit d’une bonne synchronisation des coups de bâton, de nunchakus ou d’épée pour les vaincre rapidement. L’esquive et la parade sont rarement nécessaires, mais un saut périlleux peut parfois s’avérer salvateur. La résolution des énigmes, quant à elle, se rapproche davantage d’une aventure classique, et peut parfois s’avérer frustrante si l’on oublie un objet crucial au début du niveau.
Les commandes, bien que datées, se révèlent étonnamment précises une fois maîtrisées. L’émulation assure une stabilité technique sans pour autant gommer le caractère authentique des jeux originaux. La collection est complétée par des titres tels que « International Karate » et « Bangkok Knights », offrant un aperçu de la diversité de la production de System 3.
Ce qui séduit dans cette collection, c’est son ampleur et le soin apporté à la préservation du matériel d’origine. Les jeux « Last Ninja » témoignent des prouesses techniques possibles sur les machines 8 bits en matière de graphismes, d’animations et de son. Les bandes sonores légendaires composées par Ben Daglish, Matt Gray et Reyn Ouwehand restent particulièrement marquantes.
Cependant, « The Last Ninja Collection » n’est pas sans défauts. Les jeux exigent patience, tolérance à la frustration et une volonté de s’investir dans des mécanismes parfois déroutants. Des passages injustes, comme le fameux saut au-dessus de la rivière dans « The Last Ninja 1 », peuvent encore désespérer les joueurs. La collection ne propose que peu d’aides modernes, se limitant à la possibilité de sauvegarder à tout moment. Des options de vies infinies ou d’indices auraient pu rendre l’expérience plus accessible.
La durée de vie de chaque jeu est relativement courte : un joueur expérimenté peut terminer la trilogie « Last Ninja » en moins de trois heures. Il est également regrettable de ne pas trouver davantage de contenu bonus, tel que des documents de conception originaux ou des interviews avec les développeurs. Des graphismes améliorés en haute définition ou des versions modernisées des musiques emblématiques auraient également été appréciables.
En conclusion, « The Last Ninja Collection » est un hommage passionné à une époque révolue. Elle s’adresse en priorité aux fans de la série et aux amateurs d’histoire du jeu vidéo. Ceux qui recherchent une expérience moderne et intuitive risquent d’être déçus. En tant qu’archive numérique d’une série de jeux légendaires, cette collection reste un petit bijou pour les collectionneurs et les passionnés.
« The Last Ninja Collection » est disponible depuis le 19 décembre 2025 sur PC, Playstation 4 et 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch, et est destiné aux joueurs de 12 ans et plus.
Note de transparence : L’éditeur nous a fourni un code de révision gratuit pour ce test. Cela n’a en aucun cas influencé notre évaluation. Nous avons testé le jeu sur PC.
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
RECOMMANDATION D’ACHAT
Idéal pour :
Les fans de rétro et les nostalgiques : Quiconque a connu l’ère du Commodore 64 ou s’intéresse à l’histoire des jeux vidéo classiques trouvera ici une collection complète et soignée, regroupant tous les titres « Last Ninja » et des jeux supplémentaires tels que « International Karate ».
Les amateurs de conception de jeux historiques : Si vous souhaitez découvrir comment l’isométrie, le timing et les mécanismes de puzzle ont été implémentés sur les systèmes 8 bits, cette collection constitue un document précieux et contemporain.
Les collectionneurs et les passionnés d’archives : La collection préserve les jeux dans leur forme originale, incluant la bande sonore, les animations et le niveau de difficulté – un véritable trésor numérique.
Moins adapté pour :
Les joueurs qui attendent des fonctionnalités modernes et pratiques : Pas de remake HD, pas de triche, pas de succès : ceux qui recherchent une expérience simple, des tutoriels clairs ou des fonctionnalités pratiques risquent d’être frustrés.
Les joueurs occasionnels ou amateurs d’action : Le niveau de difficulté élevé, les commandes démodées et les moments de frustration occasionnels, tels que les sauts délicats, peuvent rebuter.
Les joueurs impatients et peu enclins à l’expérimentation : Si vous préférez une progression rapide ou des conseils modernes, il est préférable de passer votre chemin : la patience et la persévérance sont de mise ici.
