Le marché mondial des neurotechnologies explose sans garanties uniformes, exposant les consommateurs et utilisatrices à des appareils mal régulés selon Tamar Makin, directrice du laboratoire de plasticité cérébrale à l’Université de Cambridge.
Le secteur des neurotechnologies connaît une phase d’expansion rapide. Des dispositifs cérébraux et corporels entrent directement dans le commerce grand public, soulevant des questions réglementaires urgentes en raison de l’absence de normes uniformes à l’échelle mondiale, d’après les informations rapportées par Le Temps.
Écouteurs à capteurs frontaux et stimulateurs électriques
Ces innovations technologiques prennent des formes très concrètes et variées. Le marché propose aujourd’hui des écouteurs audio dotés de capteurs positionnés au niveau du front pour analyser l’activité cérébrale en temps réel, selon le journal suisse.
Bracelets et impulsions musculaires dans le commerce
L’offre commerciale s’enrichit également de stimulateurs électriques des nerfs ainsi que de bracelets. Ces derniers sont capables d’enregistrer les impulsions électriques émises par les muscles.
L’alerte de Cambridge sur le manque de régulation mondiale
Face à cette diversification, Tamar Makin alerte sur l’inadéquation de la protection des utilisateurs. Toujours selon Le Temps, la chercheuse dénonce ouvertement le manque de régulation entourant ces dispositifs mis en vente à travers le monde.
La table ronde « The Brain Goes to Market » à Genève
Cette problématique fait l’objet de discussions de premier plan lors de la conférence Gesda d’anticipation sur la science et la diplomatie, organisée à Genève les 14 et 15 octobre. Tamar Makin y participe en tant qu'invitée d'une table ronde précisément intitulée «The Brain Goes to Market» («Le cerveau arrive sur le marché»), un événement qui examine les défis éthiques et politiques posés par la commercialisation de ces outils neuronaux.