Publié le 19 novembre 2025 à 21h46. Les États-Unis renforcent leur présence militaire au Venezuela et en Iran, suscitant des interrogations sur leurs intentions et leur impact sur la sécurité mondiale, selon des déclarations récentes du chef du renseignement ukrainien, Kirill Boudanov.
- Les États-Unis ont déployé une importante force navale, incluant des Marines et des hôpitaux de campagne, à proximité du Venezuela, prête à intervenir.
- Kirill Boudanov souligne la capacité américaine à projeter sa force à l’échelle mondiale, illustrée par des opérations récentes en Iran.
- Le chef du renseignement ukrainien met en garde contre les conséquences pour les régimes qui utilisent la drogue et le pétrole comme instruments de pouvoir.
Une tension croissante se manifeste dans la région des Caraïbes, avec un déploiement massif de moyens militaires américains qui pourrait viser à déstabiliser le régime vénézuélien. Selon des informations relayées par les médias, Washington accuse Caracas de faciliter le trafic de drogue vers les États-Unis et envisage des actions ciblées contre des infrastructures clés.
Le lieutenant-général Kirill Boudanov, à la tête de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien (GUR MO), a récemment commenté ces développements dans une interview accordée à Channel 24. Il a mis en évidence la capacité des États-Unis à atteindre « n’importe quel point du globe », soulignant ainsi la portée de leur influence militaire.
Concernant la situation au Venezuela, Boudanov a décrit une dynamique en rapide évolution. « Des forces importantes de la flotte américaine se sont déjà approchées des zones opérationnelles à partir desquelles elles peuvent opérer sur le territoire du Venezuela. Nous parlons d’un groupe de Marines américains. Des hôpitaux de campagne ont également été déployés et techniquement tout est prêt pour l’opération », a-t-il précisé.
Le chef du renseignement ukrainien a également évoqué l’Iran, rappelant une opération américaine récente qualifiée de « très professionnelle ». Il a expliqué que cette action avait été menée de manière spectaculaire, avec des frappes lancées directement depuis le territoire américain, sans transiter par des bases aériennes intermédiaires.
« Cela a démontré la puissance, la grandeur et la capacité d’atteindre n’importe quel point du globe »,
Kirill Boudanov, chef de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien
Les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région, déployant depuis août au moins 13 navires de guerre, cinq navires de soutien et un sous-marin nucléaire. Des avions effectuent également des patrouilles régulières. Au cours des deux derniers mois, des navires militaires américains ont intercepté au moins 20 embarcations transportant de la drogue en provenance d’Amérique du Sud, neutralisant environ 80 passeurs et détruisant 21 bateaux lors d’une seule opération fin octobre. Deux passeurs ont été appréhendés et renvoyés dans leurs pays d’origine, l’Équateur et la Colombie.
La semaine dernière, le groupe d’attaque mené par le plus grand porte-avions au monde, l’USS Gerald R. Ford, a été envoyé en mer des Caraïbes. À bord se trouvent environ quatre mille militaires et des dizaines d’avions. L’USS Gerald R. Ford rejoint une flottille déjà présente dans la région, composée de destroyers, d’avions de combat et de forces spéciales. Le Wall Street Journal a révélé que des cibles potentielles pour des frappes au Venezuela ont été identifiées, notamment des installations militaires, des ports et des aéroports utilisés pour le trafic de drogue.
Selon des sources proches de l’administration américaine, l’ancien président Donald Trump aurait reçu des options actualisées pour d’éventuelles opérations au Venezuela, incluant des frappes au sol. Aucune décision définitive n’a encore été prise à ce sujet. Chaîne de télégramme OBOZ.UA et Viber.
