Home DivertissementThe Bone Temple review – un détournement de série trivial mais divertissant – The Irish Times

The Bone Temple review – un détournement de série trivial mais divertissant – The Irish Times

by Antoine Girard

Publié le 13 janvier 2026 à 22h31. Vingt-huit ans après le film culte 28 jours plus tard, la saga zombie britannique revient avec Bone Temple, un épisode plus sombre et provocateur qui explore les thèmes de la nostalgie et de la culpabilité collective.

  • Le nouveau volet, réalisé par Nia DaCosta, suit Spike, un jeune homme pris en charge par un groupe inquiétant dirigé par Jack O’Connell.
  • L’intrigue tourne autour d’une obsession pour Jimmy Savile, le présentateur de télévision britannique tristement célèbre pour ses crimes sexuels, et de la manière dont son héritage continue de hanter le pays.
  • Ralph Fiennes fait une apparition remarquée en tant que Dr. Ian Kelson, un personnage énigmatique qui pourrait détenir la clé de la survie.

Après le succès retentissant de 28 jours plus tard (2002) et de sa suite, le réalisateur Danny Boyle avait posé les bases d’une réflexion sur l’isolement et les tensions sociales en Grande-Bretagne. Le troisième volet, sorti en 2025, avait exploré les conséquences du Brexit et les divisions politiques du pays. Bone Temple, en revanche, adopte une approche plus concentrée et viscérale, revenant aux préoccupations horrifiques de l’original tout en introduisant une dimension psychologique troublante.

L’action se déroule dans un Royaume-Uni post-apocalyptique, ravagé par un virus qui transforme la population en zombies. Mais ces zombies ne sont pas les créatures erratiques et sans intelligence que l’on a l’habitude de voir. Ils sont organisés, menés par des individus portant des perruques blondes et des chaînes, et obsédés par la figure de Jimmy Savile. Leur refrain macabre, « Howzat ? », est une référence à la question cynique que Savile posait à ses victimes : « Et alors ? » (titre également d’une biographie autorisée sur le prédateur sexuel).

Ce choix narratif, bien que controversé, soulève des questions sur la manière dont la société britannique a géré l’héritage de Savile. Le film suggère que la nostalgie et l’oubli peuvent être aussi dangereux que le virus lui-même, permettant aux monstres de se cacher à la vue de tous. Cependant, certains critiques estiment que l’obsession pour Savile est gratuite et exploite un sujet sensible pour choquer le public.

Le film ne manque pas de scènes gores et de violence graphique, avec notamment un combat au couteau particulièrement sanglant et une crucifixion inversée qui fait écho à des passages de l’Évangile de saint Matthieu. Ces séquences, bien que choquantes, sont présentées de manière à susciter un malaise plutôt que de la simple répulsion.

Ralph Fiennes apporte une touche de légèreté et d’humour à l’ensemble, incarnant le Dr. Ian Kelson avec un mélange de bienveillance et d’excentricité. Il est dépeint comme un humaniste dévoué à la mémoire des victimes du virus, et ses scènes avec Spike sont parmi les plus touchantes du film. Fiennes semble s’amuser beaucoup dans ce rôle, et son énergie communicative est contagieuse.

Néanmoins, Bone Temple semble être une étape de transition vers une conclusion plus ambitieuse. Le film, magnifiquement filmé par Sean Bobbitt, se concentre sur son propre arc narratif, laissant entrevoir des développements futurs. Les fans de la série devront patienter pour découvrir le destin final des personnages.

Bone Temple sera en salles le mercredi 14 janvier.

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