Publié le 28 décembre 2025 20h54. Les avancées dermatologiques de 2025, de l’intelligence artificielle au service de l’eczéma aux nouvelles thérapies pour des maladies rares, marquent une étape importante dans la prise en charge des affections cutanées. AJMC.com a dressé un bilan des cinq articles les plus consultés de l’année, témoignant de l’évolution rapide de ce domaine.
- Une étude de grande envergure suggère que la nicotinamide pourrait réduire le risque de nouveaux cancers de la peau chez les anciens combattants.
- Un capteur portable doté d’intelligence artificielle permet de diminuer les démangeaisons nocturnes liées à la dermatite atopique.
- Le dupilumab reçoit une extension d’approbation de la FDA pour le traitement de la pemphigoïde bulleuse, une maladie cutanée rare et invalidante.
Les recherches dermatologiques de 2025 se concentrent sur des approches innovantes pour améliorer la vie des patients. Parmi les sujets les plus étudiés figurent le vitiligo, une affection caractérisée par la perte de pigmentation de la peau, et l’hidradénite suppurée, une maladie inflammatoire chronique douloureuse. Les progrès réalisés ouvrent la voie à des traitements plus ciblés et personnalisés.
Une étude menée auprès de 33 000 anciens combattants ayant des antécédents de cancer de la peau a révélé que la prise de nicotinamide, un dérivé de la vitamine B3, était associée à une diminution significative du risque de développer de nouveaux cancers cutanés. Les chercheurs expliquent que la nicotinamide pourrait favoriser la réparation de l’ADN et atténuer la suppression immunitaire induite par les rayons ultraviolets. Ces résultats prometteurs pourraient inciter les dermatologues à recommander ce supplément à leurs patients, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour évaluer ses effets à long terme. Lire l’article complet.
L’intelligence artificielle s’invite également dans la gestion de la dermatite atopique (eczéma). Un capteur portable, fixé sur le dos de la main, utilise un algorithme basé sur l’IA pour détecter les grattages nocturnes, un symptôme courant et perturbateur de cette affection. L’étude a démontré une grande précision dans l’identification des grattages par rapport aux enregistrements vidéo infrarouges. Les chercheurs souhaitent étendre cette étude à des patients pédiatriques. Lire l’article complet.
La FDA (agence américaine des médicaments) a élargi l’approbation du dupilumab pour inclure le traitement de la pemphigoïde bulleuse, une maladie rare qui provoque des démangeaisons intenses, des cloques et des lésions cutanées douloureuses. Les résultats de l’essai clinique LIBERTY-BP ADEPT ont montré qu’une rémission durable de la maladie était observée chez 20 % des patients traités par dupilumab, contre seulement 4 % dans le groupe placebo. Aucun événement indésirable grave n’a été lié au dupilumab, ce qui renforce son profil de sécurité. Lire l’article complet.
Le traitement du vitiligo, une maladie affectant la pigmentation de la peau, progresse également. Les inhibiteurs de la Janus kinase (JAK), comme le ruxolitinib, ainsi que d’autres traitements expérimentaux, tels que la simvastatine, l’afamélanotide et la metformine, montrent des résultats encourageants. Des approches innovantes visant à stimuler l’autophagie et à utiliser des analogues des prostaglandines sont également à l’étude. Lire l’article complet.
Enfin, l’hidradénite suppurée, une affection cutanée inflammatoire chronique et douloureuse, bénéficie de l’arrivée de nouveaux traitements biologiques. L’adalimumab et le sécukinumab, approuvés par la FDA en 2015 et 2023 respectivement, ciblent cette maladie modérée à sévère. Les décisions thérapeutiques doivent être individualisées en fonction de l’âge du patient, de ses comorbidités et des risques d’immunosuppression. La recherche se poursuit pour optimiser ces traitements et identifier des stratégies personnalisées. Lire l’article complet.