Home NouvellesTor-Håkon Håvardsen révèle un secret des années 90 avant le final de “Traitor”

Tor-Håkon Håvardsen révèle un secret des années 90 avant le final de “Traitor”

by Nicolas Lefèvre

Publié le 22 novembre 2025 à 20h40. La Fifa est accusée de favoriser le président américain Donald Trump en lui offrant une vitrine de prestige lors du tirage au sort de la Coupe du monde de football 2026, un événement qui pourrait servir à ses ambitions politiques.

  • Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 se déroulera au Kennedy Center de Washington DC le 5 décembre.
  • La Fifa remettra également un nouveau prix de la paix, dont Donald Trump est pressenti comme le lauréat.
  • Des experts dénoncent une opération de flatterie et de « blanchiment sportif » de la part de la Fifa et de Trump.

La Fifa a décidé d’organiser le tirage au sort de la Coupe du monde de football 2026 au Kennedy Center de Washington DC le 5 décembre, offrant à l’organisation un accès gratuit à ce prestigieux lieu, selon le Washington Post. Mais cette décision suscite la controverse, notamment en raison de la proximité grandissante entre la Fifa et le président américain Donald Trump.

Lors de cet événement, la Fifa prévoit également de décerner un tout nouveau prix de la paix. Tout porte à croire que Donald Trump sera le premier récipiendaire, une perspective qui a soulevé une vague de critiques. Selon les observateurs, cette initiative pourrait être perçue comme une tentative de flatterie envers le président américain, qui n’a pas été couronné du prix Nobel de la paix.

« Cela ressemble à une forme de corruption et de flagornerie. Il semble qu’une organisation riche comme la Fifa ait décidé de créer un faux prix de la paix à remettre à Trump afin de gonfler encore davantage son ego. C’est honteux. La Fifa devrait avoir honte. »

Ross Baker, professeur de sciences politiques à l’université Rutgers

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, entretient en effet une relation étroite avec Donald Trump depuis plusieurs années. En juillet dernier, Trump était présent sur le terrain aux côtés des joueurs de Chelsea lors de la remise du trophée de la Coupe du monde des clubs. Infantino a également été aperçu aux côtés de Trump lors de la présentation du plan de paix pour Gaza en Égypte et, en août, dans le bureau ovale, où Trump a pu tenir le trophée de la Coupe du monde.

Cette proximité a conduit certains à accuser la Fifa d’utiliser la Coupe du monde à des fins politiques. Tim Elcombe, professeur de sport à l’Université Wilfrid Laurier au Canada, souligne qu’Infantino a adopté une stratégie similaire avec Vladimir Poutine avant la Coupe du monde en Russie et avec la famille royale du Qatar avant celle qui s’est déroulée dans ce pays.

Selon Elcombe, Infantino ambitionne de devenir un acteur influent sur la scène politique internationale. Il souligne également que le Canada, co-organisateur de la Coupe du monde avec les États-Unis, reçoit beaucoup moins d’attention de la part de la Fifa et d’Infantino que Trump.

« La Coupe du monde offre au président des États-Unis, Donald Trump, une plateforme massive pour s’engager dans le blanchiment sportif – pour utiliser le sport pour détourner l’attention des problèmes sociaux chroniques nationaux et des défis en matière de droits de l’homme, alors qu’il apparaît important sur la scène mondiale. »

Jules Boykoff, ancien footballeur professionnel et professeur de sciences politiques à l’Université du Pacifique

Infantino a défendu à plusieurs reprises sa relation avec Trump, affirmant que « nous devrions tous soutenir ce qu’il fait parce que cela a l’air bien », lors d’une conférence d’affaires à Miami début novembre.

L’occupation du Kennedy Center par la Fifa, du 24 novembre au 12 décembre, a déjà entraîné le report de concerts de l’Orchestre symphonique national des États-Unis et de la chanteuse d’opéra finlandaise Camilla Nylund. Le coût habituel de la location de la salle de concert et du théâtre Eisenhower s’élève à 39 000 $ (environ 39 000 €) et 18 000 $ (environ 18 000 €) par nuit, respectivement.


PROFESSEUR : Le professeur Tim Elcombe de l’Université Wilfrid Laurier estime que le président de la Fifa, Gianni Infantino, fait tout ce qu’il peut pour devenir un acteur puissant sur la scène politique internationale. Photo de : Privé

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