Publié le 11 décembre 2025 à 17h16. Un cas exceptionnel de transmission de la rage suite à une transplantation d’organe a été identifié aux États-Unis, entraînant le décès de deux patients. Cet incident rare souligne les risques potentiels liés aux dons et aux greffes d’organes, en particulier en matière de maladies infectieuses.
- Un homme de l’Idaho a succombé à la rage après avoir été griffé par une mouffette enragée.
- Ses organes ont été prélevés et transplantés à un patient du Michigan, qui a également développé la rage et est décédé.
- Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont identifié ce quatrième cas de transmission de la rage par transplantation depuis 1978.
L’affaire a débuté lorsqu’un habitant de l’Idaho a été attaqué par une mouffette alors qu’il s’occupait d’un chaton. L’homme a rapidement présenté des symptômes inquiétants, notamment de la confusion, des difficultés à avaler et des hallucinations, avant de décéder environ six semaines après l’agression. Ses organes ont été offerts pour transplantation sans que la présence du virus de la rage ait été détectée lors des examens préalables.
Malheureusement, un patient du Michigan, receveur d’un rein provenant de ce donneur, a également succombé à la rage, six semaines après l’intervention. Les CDC ont confirmé que la rage était la cause du décès et ont mené une enquête approfondie pour déterminer l’origine de l’infection. Il s’agit du quatrième cas documenté de transmission de la rage par transplantation d’organes aux États-Unis depuis 1978.
L’enquête a révélé qu’une chauve-souris argentée avait transmis le virus de la rage à la mouffette, qui avait ensuite infecté le donneur d’organes. Par mesure de précaution, les autres receveurs de tissus du même donneur, dont trois patients ayant bénéficié d’une greffe de cornée, ont reçu un traitement préventif pour éviter toute contamination potentielle.
Cet événement souligne l’importance cruciale de renforcer les protocoles de dépistage et de surveillance lors des transplantations d’organes afin de minimiser les risques de transmission de maladies infectieuses. Les CDC insistent sur la nécessité d’une évaluation rigoureuse des antécédents des donneurs et d’une identification précise des risques potentiels d’infection, afin de prévenir de tels incidents à l’avenir.

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