Publié le 2025-12-02 05:24:00. La France réaffirme son engagement envers la diplomatie féministe face à un recul des droits des femmes et des filles à l’échelle mondiale, lors de la IVe Conférence ministérielle sur les politiques étrangères féministes qui s’est tenue les 22 et 23 octobre 2025.
- Le renforcement du cadre réglementaire autour des droits des femmes, notamment par le soutien à la Convention d’Istanbul, est une priorité diplomatique française.
- La France s’investit activement dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre, y compris dans les conflits et sur le numérique.
- Un nouveau laboratoire dédié aux droits des femmes en ligne a été lancé en 2024 pour contrer les violences numériques.
La conférence ministérielle, qui s’est déroulée en France, a mis en lumière une inquiétante tendance : un recul des droits fondamentaux des femmes et des filles. Les participants ont souligné que l’accès à la santé, à la sécurité, à l’éducation, à l’autonomie économique et à la participation à la vie publique sont des conditions indispensables à l’épanouissement individuel et au progrès sociétal. Ces droits permettent à chaque femme de façonner son avenir et de contribuer pleinement à sa communauté.
Face à cette situation préoccupante, la France insiste sur la nécessité d’une diplomatie féministe forte. Des organisations, allant des mouvements de terrain aux instances internationales, tentent de saper les acquis en matière de droits des femmes, allant jusqu’à supprimer les termes « femmes » ou « égalité des sexes » des textes législatifs et des accords internationaux. « Nous ne céderons pas », a affirmé la France, appelant à la fermeté face aux compromissions et aux reculs.
Dans le cadre de sa politique étrangère féministe, la France accorde une importance particulière au renforcement du cadre juridique protégeant les droits des femmes. Elle soutient notamment l’universalisation de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre les violences à l’égard des femmes et les violences domestiques.
L’action de la France ne se limite pas au domaine juridique. Le pays s’engage activement à prévenir et à combattre les violences fondées sur le genre, en particulier dans les zones de conflit et dans l’espace numérique. En collaboration avec ONU Femmes et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), la France finance des programmes de protection des victimes et s’efforce de mettre fin à l’impunité des auteurs de violences sexuelles en situation de conflit.
Le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, une réflexion collective a été organisée à l’Université de Panama, en partenariat avec le Groupe interinstitutions sur le genre des Nations Unies. Cette initiative a permis de souligner l’augmentation alarmante des violences numériques, exacerbées par l’essor de l’intelligence artificielle, la prolifération des deepfakes, le harcèlement en ligne et la diffusion de discours misogynes. Pour répondre à ce défi, la France a lancé en 2024 le Laboratoire des droits des femmes en ligne, qui soutient des projets concrets de lutte contre ces violences.
En conclusion, la France a rappelé les paroles de la féministe Benoîte Groult :
« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours. »
Benoîte Groult, féministe française
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