Publié le 4 décembre 2025 19h30. Sous l’égide des États-Unis, les présidents de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont signé un accord de paix historique à Washington, marquant une étape potentielle vers la résolution d’un conflit qui a dévasté la région pendant des décennies.
- Un accord de paix a été signé entre la RDC et le Rwanda, avec la médiation des États-Unis.
- L’accord vise à mettre fin aux conflits de longue date et à préserver l’intégrité territoriale de la RDC.
- Le Qatar et les Émirats arabes unis ont également joué un rôle de médiation dans ce processus.
La cérémonie de signature, qui s’est tenue à l’Institut américain pour la paix, a réuni les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda), ainsi que des représentants du Qatar, des Émirats arabes unis (EAU) et du Sénégal. Le président américain Donald Trump a salué cet accord comme une avancée majeure pour la paix en Afrique et dans le monde.
Dans son allocution, Donald Trump a exprimé sa satisfaction de voir mettre fin à une guerre qui a causé la mort de plus de 10 millions de personnes.
« Aujourd’hui est un grand jour. C’est un grand jour pour l’Afrique, c’est un jour très important pour le monde et pour ces deux pays. Ils ont de nombreuses raisons d’être fiers aujourd’hui. Je tiens à remercier séparément les dirigeants des deux pays. »
Donald Trump, président des États-Unis
Il a souligné le courage des deux dirigeants et l’importance historique de cet accord.
Le président Tshisekedi a remercié les États-Unis et le Qatar pour leur rôle de médiation, exprimant sa gratitude et son espoir pour l’avenir de la RDC.
« Je ressens une profonde gratitude et un profond espoir de la part du peuple congolais pour avoir signé la déclaration commune. Nous remercions nos partenaires régionaux, internationaux et américains pour leur soutien dans ce processus. »
Félix Tshisekedi, président de la RDC
Il a insisté sur l’importance de l’accord de Washington, le qualifiant de “tournant” et de “début d’un nouveau chemin”, tout en reconnaissant les défis à venir.
Le président Kagame a également exprimé sa gratitude envers les États-Unis et le Qatar pour leur soutien.
« Le rôle du Qatar pour nous aider à atteindre ce point est vital. Mais bien sûr, le plus grand merci revient au président Donald Trump. Personne ne s’attendait à ce que le président Trump entreprenne cette tâche, mais le président a immédiatement pris des mesures pour contribuer à la paix. »
Paul Kagame, président du Rwanda
Il a salué l’approche impartiale des États-Unis et a exprimé son optimisme quant à l’avenir, soulignant la nécessité de garantir la sécurité et la stabilité de ses pays.
L’accord de paix signé prévoit la fin des conflits, le respect de l’intégrité territoriale de la RDC et la réaffirmation de sa souveraineté sur l’extraction et le traitement des minéraux. Les violences persistantes dans l’est de la RDC, exacerbées par la réémergence du groupe rebelle M23 en 2021, ont causé des souffrances considérables et le déplacement de millions de personnes. La RDC et les Nations Unies accusent le Rwanda de soutenir le Mouvement du 23 mars (M23), des accusations que Kigali réfute.
Cet accord représente une tentative majeure de mettre fin à un conflit complexe et de longue date, mais sa mise en œuvre effective et durable nécessitera un engagement continu de toutes les parties prenantes.
