Publié le 5 novembre 2023. Pour la première fois de son histoire, la Maison Blanche accueillera un chef d’État syrien, Sharaa, lundi prochain. Cette invitation intervient après des mois d’efforts diplomatiques américains et une levée partielle des sanctions économiques visant à encourager un règlement pacifique du conflit syrien.
- Sharaa effectuera une visite à Washington, sa deuxième aux États-Unis après s’être adressé à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre.
- L’administration américaine reconnaît des « bons progrès » dans les efforts de paix en Syrie, notamment depuis la rencontre initiale entre Sharaa et le président Trump en mai à Riyad.
- La levée des sanctions contre la Syrie, annoncée par Donald Trump lors d’une visite au Moyen-Orient, vise à créer un environnement propice aux négociations.
Cette visite historique à la Maison Blanche marque une étape significative dans la politique américaine à l’égard de la Syrie, un pays ravagé par une guerre civile depuis plus d’une décennie. L’invitation de Sharaa, qui a renversé le président Bachar al-Assad en décembre dernier, témoigne d’une volonté de dialogue direct avec le nouveau pouvoir syrien.
Selon Caroline Levitt, la secrétaire de presse de la Maison Blanche, le président Trump s’efforce de rencontrer tous les acteurs internationaux impliqués dans la recherche d’une solution pacifique en Syrie. « Je peux confirmer que cette réunion aura lieu ici à la Maison Blanche lundi, et qu’une partie des efforts diplomatiques du président consiste à rencontrer tous les acteurs en quête de paix », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.
« Et je pense que nous avons constaté de bons progrès sur ce front dans les nouveaux projets syriens pendant la gestion. »
Caroline Levitt, secrétaire de presse de la Maison Blanche
En mai dernier, lors d’un voyage au Moyen-Orient, Donald Trump avait déjà rencontré Sharaa à Riyad, en Arabie saoudite. À cette occasion, il avait annoncé la levée de certaines sanctions économiques contre la Syrie, une mesure destinée à « leur donner une réelle chance de paix ».
Sharaa s’était également rendu à New York en septembre, devenant le premier président syrien à prendre la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU depuis de nombreuses années. Cette participation avait suscité de vives réactions au sein de la communauté internationale.
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