Publié le 1er novembre 2026. Le président américain Donald Trump a haussé le ton face à la répression des manifestations en Iran, n’excluant pas une intervention militaire alors que le bilan des victimes continue de s’alourdir et que Téhéran menace Israël et les États-Unis.
- Plus de 544 personnes auraient perdu la vie dans les manifestations qui secouent l’Iran depuis deux semaines.
- Donald Trump a déclaré que son administration « examine très sérieusement » une éventuelle action militaire.
- Téhéran a averti que les armées américaine et israélienne seraient considérées comme des « cibles légitimes » en cas d’intervention.
Donald Trump a laissé entendre dimanche qu’une ligne rouge avait été franchie en Iran, suite à la mort de manifestants. Interrogé par des journalistes à bord d’Air Force One, il a déclaré :
« Cela commence, semble-t-il. »
Donald Trump, président des États-Unis
Il a précisé que l’armée américaine était en train d’évaluer les options disponibles.
La veille, le président américain avait déjà affirmé que son gouvernement était prêt à « aider » les aspirations à la « liberté » du peuple iranien, confronté à une crise économique et à une contestation sociale croissante.
Les manifestations, déclenchées par la mort de Mahsa Amini le 16 septembre 2022, se sont intensifiées ces derniers jours, avec des rassemblements dans la capitale, Téhéran, et dans sa deuxième ville, Machhad. Des vidéos diffusées en ligne montrent des protestations nocturnes qui se poursuivent. La répression menée par les forces de l’ordre est particulièrement violente, selon les organisations de défense des droits de l’homme.
Selon l’agence de presse américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA), plus de 10 600 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations. HRANA précise que sur les 544 décès recensés, 496 étaient des manifestants et 48 des membres des forces de sécurité. Le bilan ne peut être vérifié de manière indépendante en raison de la censure imposée par le gouvernement iranien, qui a coupé l’accès à Internet et aux lignes téléphoniques dans de nombreuses régions du pays.
Cette coupure d’informations suscite des inquiétudes quant à une possible escalade de la violence, les observateurs craignant que les éléments les plus radicaux au sein des services de sécurité iraniens ne profitent de l’obscurité médiatique pour intensifier la répression.
Parallèlement à la répression intérieure, Téhéran a émis des menaces envers les États-Unis et Israël. Selon des déclarations officielles, les armées américaine et israélienne seraient considérées comme des « cibles légitimes » si les États-Unis venaient à utiliser la force pour soutenir les manifestants.
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