Publié le 10 janvier 2026 à 06h24. Après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines, l’administration Trump se dit satisfaite de la coopération de Caracas et entend sécuriser les ressources pétrolières du pays face aux convoitises russe et chinoise.
- Les États-Unis considèrent pour l’instant le gouvernement intérimaire vénézuélien dirigé par Delcy Rodríguez comme un allié.
- Washington et Caracas sont parvenus à un accord pour la vente de 30 à 50 millions de barils de pétrole brut vénézuélien, dont les revenus seront initialement récupérés par les États-Unis.
- Un pétrolier parti du Venezuela a été intercepté en mer des Caraïbes et est en route pour retourner dans le pays.
Donald Trump a affirmé vendredi que le gouvernement intérimaire vénézuélien, sous la direction de Delcy Rodríguez, s’avère pour l’instant être un partenaire de Washington et qu’il le restera probablement. Interrogé sur les relations avec Caracas lors d’une réunion avec des dirigeants de compagnies pétrolières, consacrée à la reconstruction de l’industrie pétrolière vénézuélienne, le président américain a déclaré :
« Pour l’instant, cela semble être un allié, et je pense qu’il continuera à l’être. Et nous ne voulons pas que la Russie soit là. Nous ne voulons pas que la Chine soit là (au Venezuela). »
Le président républicain a estimé que les autorités vénézuéliennes avaient pris « la bonne décision » en coopérant avec les États-Unis suite à la capture de Nicolás Maduro, samedi dernier, par les forces américaines. Il a souligné que cette coopération visait à éviter une nouvelle intervention militaire dans le pays.
« Ils étaient intelligents. Ils ne voulaient pas subir une deuxième vague. »
a-t-il ajouté, faisant référence à une potentielle nouvelle incursion, que les Américains avaient d’ailleurs exclue quelques heures auparavant.
« Nous nous entendons extrêmement bien avec le peuple vénézuélien, tant avec la population en général qu’avec ceux qui gouvernent le pays », a insisté le président Trump.
La Maison Blanche et Caracas se sont accordées sur la vente de 30 à 50 millions de barils de pétrole brut vénézuélien (environ 4,7 à 7,9 millions de mètres cubes). Les États-Unis récupéreront les bénéfices de ces ventes avant de les transférer au Venezuela. Selon Donald Trump, si Washington n’avait pas pris le contrôle de ces ressources, Moscou et Pékin l’auraient fait bien plus rapidement.
Par ailleurs, le président a annoncé qu’un pétrolier intercepté vendredi en mer des Caraïbes était « en route vers le Venezuela », d’où il était parti.
« Aujourd’hui, les États-Unis d’Amérique, en coordination avec les autorités provisoires du Venezuela, ont saisi un pétrolier qui avait quitté le Venezuela sans notre consentement. Ce pétrolier est actuellement en route vers le Venezuela et le pétrole sera vendu. »
a-t-il précisé, sans donner de détails sur les modalités de cette vente.
La saisie du navire Olina est la cinquième opération de ce type menée par Washington, qui maintient une forte pression sur Caracas en appliquant un blocus sur les exportations pétrolières vénézuéliennes. Selon Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, le navire a été intercepté par les garde-côtes américains dans « les eaux internationales de la mer des Caraïbes » alors qu’il tentait d’échapper aux forces américaines. D’après le site spécialisé Tanker Tracker, ces cinq saisies représentent un volume total de plus de 6 millions de barils de pétrole, d’une valeur estimée à 300 millions de dollars.
gs (efe, afp)
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