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Trump maintient le monde en haleine avec sa surprenante ordonnance d’essais nucléaires

by Clara Dubois

Publié le 1er novembre 2025 à 00h25. Le président américain Donald Trump a relancé la tension internationale en annonçant son intention de reprendre les essais d’armes nucléaires, une décision rompant avec plus de trois décennies de moratoire et suscitant des réactions vives à travers le monde.

  • Donald Trump a affirmé que les États-Unis pourraient procéder à des essais nucléaires, sans préciser s’il s’agirait d’explosions réelles.
  • Cette annonce intervient après des déclarations de la Russie concernant de nouveaux missiles et drones à capacité nucléaire.
  • L’Iran et le Japon ont fermement condamné cette initiative, la qualifiant de menace pour la paix et la sécurité internationales.

La décision de Donald Trump, annoncée initialement sur les réseaux sociaux quelques minutes avant une rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping en Corée du Sud, a provoqué une onde de choc diplomatique. Les États-Unis n’ont pas procédé à des essais nucléaires depuis 1992, date à laquelle un moratoire avait été décrété. Cette annonce marque un revirement par rapport à la politique suivie par les administrations précédentes, y compris la première présidence de Trump (2017-2021).

Interrogé par un journaliste de l’AFP à bord d’Air Force One sur la possibilité d’explosions nucléaires souterraines, le président américain a répondu de manière évasive :

« Je ne vais pas le dire. »

Donald Trump, président américain

Il a ensuite ajouté :

« Ils le sauront très bientôt, mais nous allons faire des tests, oui, et d’autres pays le font. S’ils doivent le faire, nous le ferons aussi. »

Donald Trump, président américain

Aucun pays, à l’exception de la Corée du Nord, n’a mené d’essais nucléaires explosifs depuis des décennies. La Russie et la Chine ont respecté un moratoire sur ces tests depuis 1990 et 1996 respectivement. L’annonce américaine intervient dans un contexte de tensions croissantes, notamment après que la Russie a revendiqué le test réussi d’un nouveau missile de croisière à propulsion nucléaire, le Burevestnik, et d’un drone sous-marin également doté de capacités nucléaires.

L’Iran, dont le programme nucléaire est régulièrement critiqué par Washington, a qualifié la décision américaine de « régressive et irresponsable ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a dénoncé un « voyou armé d’armes nucléaires » qui « diabolisait le programme nucléaire pacifique de l’Iran ».

Le groupe japonais Nihon Hidankyo, association de survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, a exprimé son indignation, estimant que cette mesure « contredit directement les efforts des nations du monde entier qui cherchent un monde pacifique sans armes nucléaires, et est totalement inacceptable ».

Face à l’inquiétude internationale, le secrétaire à la Défense de Trump, Pete Hegseth, a tenté de rassurer, affirmant que le Pentagone agissait « rapidement » pour exécuter les ordres présidentiels et que la reprise des tests serait menée de manière « responsable ».

« Le président a été clair : nous avons besoin d’une dissuasion nucléaire crédible. La reprise des tests est une manière assez responsable d’y parvenir. Je pense que cela réduit la probabilité d’un conflit nucléaire. »

Pete Hegseth, secrétaire à la Défense américain

La Chine a appelé les États-Unis à « se conformer strictement » aux accords interdisant les essais nucléaires. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a également souligné que « les essais nucléaires ne peuvent en aucun cas être autorisés ». En 1996, Washington avait signé le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, à des fins militaires comme civiles.

La Russie a rejeté l’idée que ses récents essais d’armement justifiaient la décision de Trump, suggérant que le président américain n’était peut-être pas correctement informé. Un porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les exercices récents « ne peuvent en aucun cas être interprétés comme un essai nucléaire » et a laissé entendre que la Russie pourrait procéder à ses propres tests si les États-Unis le faisaient en premier.

Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), la Russie disposerait de 4 309 ogives nucléaires déployées ou stockées, contre 3 700 pour les États-Unis et 600 pour la Chine. Les États-Unis sont le seul pays à avoir utilisé des armes nucléaires, en larguant deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 pendant la Seconde Guerre mondiale. Le dernier essai d’explosion américain remonte à septembre 1992.

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