Donald Trump a mis fin aux négociations commerciales avec le Canada, invoquant une publicité jugée mensongère diffusée par le gouvernement ontarien et utilisant des propos de Ronald Reagan. Cette décision intervient alors qu’un représentant américain plaide pour une exemption tarifaire sur le café.
L’ancien président américain a annoncé jeudi la rupture des discussions, affirmant que le Canada avait utilisé de manière frauduleuse une publicité dans laquelle Ronald Reagan exprimait des réserves quant aux droits de douane. Sur son réseau social Truth Social, M. Trump a écrit : « La Fondation Ronald Reagan vient d’annoncer que le Canada a utilisé une publicité FAUSSE, dans laquelle Ronald Reagan s’exprimait négativement à propos des tarifs. » Il a précisé que cette publicité, d’un coût de 75 000 dollars américains (environ 68 000 euros), visait à influencer les décisions de la Cour suprême et d’autres tribunaux.
Par ailleurs, le représentant Ro Khanna, démocrate de Californie, a annoncé son intention d’envoyer une lettre à M. Trump pour demander une exception tarifaire sur les importations de café. Cette demande souligne l’impact des droits de douane sur les entreprises et les consommateurs américains, un point souligné par Goldman Sachs.
Selon M. Trump, les droits de douane sont essentiels à l’économie et à la sécurité nationale des États-Unis. Il a déclaré : « En raison de leur comportement flagrant, TOUTES LES NÉGOCIATIONS COMMERCIALES AVEC LE CANADA SONT TERMINÉES PAR LA PRÉSENTE. »
La Fondation et l’Institut présidentiels Ronald Reagan ont publié un communiqué dans lequel ils dénoncent l’utilisation par le gouvernement de l’Ontario d’un « audio sélectif » tiré d’un discours radiophonique de Ronald Reagan datant du 25 avril 1987, sur le commerce libre et équitable. L’organisation affirme que la publicité « dénature le discours présidentiel » et que le gouvernement ontarien n’a pas sollicité ni obtenu l’autorisation d’utiliser et de modifier les propos de l’ancien président.
La Fondation et l’Institut Ronald Reagan envisagent désormais d’examiner leurs options juridiques concernant cette publicité.
