chargée de coordonner les efforts du gouvernement fédéral pour garantir que les États-Unis continuent à être à la pointe mondiale en matière de Super Intelligence
Le président américain Donald Trump a nommé dimanche le directeur du renseignement national Jay Clayton à la tête d’un nouveau groupe de travail sur l’intelligence artificielle baptisé «Super Intelligence Force», avec pour priorité la coordination fédérale et la prévention d’une surrégulation excessive.
Le haut fonctionnaire, qui cumulera cette fonction avec ses responsabilités à la tête du renseignement, avait lui-même éventé l’information la veille lors d’un entretien accordé au Wall Street Journal, précisant sa désignation comme référent.
Jay Clayton pilote la Super intelligence Force
Le nouveau groupe de travail, rebaptisé sous l’impulsion présidentielle super intelligence
— le président ayant pris un décret fin septembre pour imposer l’usage de ce terme par l’ensemble des services gouvernementaux —, aura pour mandat principal d’unifier l’action des services fédéraux.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, relayé par la radio publique NPR, le chef de l’État a précisé que la structure coordonnera les relations de l’État avec les consommateurs, les grandes sociétés, les organisations religieuses, les opérateurs d’infrastructures clés et les entreprises du secteur.

L’ordre de mission consulté par la presse financière fixe un cap précis à cette unité : formuler des propositions concrètes pour répondre aux menaces liées à l’IA pour notre société
, tout en protégeant l’écosystème entrepreneurial.
La Maison-Blanche cherche ainsi à éviter ce qu’elle qualifie de surrégulation et la captation de la réglementation qui pénaliseraient l’innovation et la concurrence
, un phénomène qui consiste selon les documents officiels à laisser les acteurs d’un marché en définir eux-mêmes les mécanismes pour préserver leur avantage.
chargée de coordonner les efforts du gouvernement fédéral pour garantir que les États-Unis continuent à être à la pointe mondiale en matière de Super Intelligence
Donald Trump, président des États-Unis, via Truth Social
L’exécutif écarte les alertes des géants technologiques
Face aux avertissements de figures de l’industrie telles que Sam Altman d’OpenAI, Dario Amodei d’Anthropic et Demis Hassabis de Google, qui plaidaient pour un ralentissement du développement, l’exécutif américain a opposé une fin de non-recevoir, qualifiant ces mises en garde de trop alarmistes.
Jay Clayton aborde la technologie sous l’angle géopolitique
Le profil de Jay Clayton éclaire la doctrine retenue par l’exécutif américain.
Avocat d’affaires durant plus de deux décennies, natif de Virginie, ancien procureur fédéral de Manhattan et ex-président de la SEC entre 2017 et 2020 selon les informations de Les Affaires — qui précise qu’il n’a pas d’expérience technologique préalable, contrairement à son prédécesseur David Sacks —, le nouveau référent aborde la technologie sous l’angle géopolitique.

Des analystes relèvent que ce choix stratégique entérine une vision où l’intelligence artificielle est subordonnée aux impératifs de défense. Selon les observations recueillies par BFMTV et Le Figaro, le gouvernement navigue dans un couloir étroit pour faire face à la Chine et s’assurer que les États-Unis restent en tête, tout en prévenant toute velléité d’un encadrement fédéral lourd qui pénaliserait la concurrence.
le gouvernement navigue dans un couloir étroit pour faire face à la Chine et s’assurer que les États-Unis restent en tête
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