Publié le 17 janvier 2025 à 18h32. L’administration Trump a dévoilé la composition d’un « Conseil de paix » pour Gaza, incluant des figures controversées comme Tony Blair, dans le cadre de la deuxième phase d’un plan de paix américain pour le territoire palestinien, tandis qu’un comité technocratique palestinien est également mis en place pour l’après-guerre.
- Donald Trump a nommé Marco Rubio, Tony Blair, Jared Kushner et d’autres à ce nouveau conseil.
- Un comité technocratique palestinien de 15 membres, dirigé par Ali Shaath, a également été annoncé pour administrer Gaza.
- La deuxième phase du plan de paix américain est en cours, mais des obstacles majeurs persistent, notamment le retrait israélien de Gaza et le désarmement du Hamas.
L’annonce de ce « Conseil de paix », faite vendredi par la Maison Blanche, intervient alors que Washington tente de relancer son plan pour mettre fin au conflit à Gaza. Le président Trump lui-même en assurera la présidence, et d’autres nominations sont prévues dans les semaines à venir. Outre Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le conseil exécutif fondateur comprend également l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner et le président de la Banque mondiale, Ajay Banga.
Le choix de Tony Blair suscite des interrogations au Moyen-Orient, en raison de son rôle central dans l’invasion de l’Irak en 2003. L’année dernière, Donald Trump avait d’ailleurs exprimé son intention de s’assurer qu’il s’agissait d’un « choix acceptable pour tout le monde ».
Parallèlement à la création du conseil, un comité technocratique palestinien de 15 membres a été mis en place pour administrer la Bande de Gaza dans l’après-guerre. Cet organisme sera dirigé par l’ancien vice-ministre palestinien Ali Shaath.
Les États-Unis ont également nommé le général de division Jasper Jeffers à la tête de la Force internationale de stabilisation (FIS) à Gaza. Le plan de paix américain, entré en vigueur le 10 octobre, vise à faciliter le retour de tous les otages détenus par le Hamas et à mettre fin aux combats entre les militants du Hamas et Israël.
La deuxième phase de ce plan est actuellement en cours, mais elle se heurte à des difficultés majeures. Pour les Palestiniens, la question du retrait militaire complet d’Israël de Gaza reste primordiale, bien qu’aucun calendrier précis n’ait été annoncé à ce jour. De son côté, le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne et plusieurs pays, n’a pas publiquement accepté de se désarmer complètement, une condition jugée non négociable par Israël.
mg (afp, efe)
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