Donald Trump a contredit la version officielle en confirmant que des menaces précises ont motivé le départ des bombardiers de la base de la Royal Air Force à Fairford, en Angleterre, au lendemain d’une alerte terroriste.
Les bombardiers quittent l’Angleterre après les arrestations
Les avions de combat américains ont quitté la base aérienne de RAF Fairford, située dans les Cotswolds dans le Gloucestershire.
Le Pentagone a confirmé que l’ensemble des bombardiers déployés sur le site britannique avaient rejoint leurs bases d’origine aux États-Unis. Cette opération fait suite à l’arrestation de six hommes dans le cadre d’une enquête antiterroriste visant l’infrastructure militaire.
Le secrétaire d’État américain avait d’abord cherché à écarter tout lien entre le départ des aéronefs et l’alerte survenue aux abords de la base. Le chef de l’État a par la suite offert une lecture bien différente de l’événement en quittant la Maison-Blanche.

« Ouais, je crois qu’on peut dire ça. Ils ne se sont pas envolés par accident. Non, mais il y a eu des menaces et plutôt que de tenter le diable, nous allons capturer l’ennemi et le vaincre. Mais pourquoi devrions-nous les garder là-bas ? Alors nous les avons déplacés un peu, pas très loin. »
Donald Trump, président des États-Unis, via Reuters
Le vice-président américain a précisé que la décision de déplacer les appareils avait été prise out of an abundance of caution
afin d’assurer la protection des équipes sur place. Les responsables américains ont indiqué que le pays conservait la capacité de mener des frappes de précision depuis le territoire continental américain à tout moment.
Six interpellations menées à la suite d’une alerte
L’incident à l’origine de ces mouvements de troupes a débuté lorsqu’une alerte a conduit à la découverte de véhicules suspects à proximité immédiate de l’installation militaire de RAF Fairford. Cinq hommes de nationalité britannique, âgés d’une vingtaine d’années, ont été arrêtés le 27 septembre avant d’être ultérieurement libérés sous caution.
Un sixième individu, un ressortissant binational britannique et iranien, a été interpellé à Westminster pour des soupçons de préparation d’actes terroristes avant d’être également remis en liberté sous caution.
Le Premier ministre britannique a affirmé qu’il existait des indices solides pointant vers une implication de l’Iran dans ces manœuvres.
Les autorités réagissent à la situation
Le gouvernement britannique a tenu à rassurer l’opinion publique quant à l’intégrité de l’infrastructure militaire.
Les modifications de la posture militaire régionale
Le redéploiement des bombardiers modifie la posture militaire occidentale dans la région. La base de RAF Fairford servait de point d’étape avancé pour des missions de dissuasion et de frappe en lien avec le dossier iranien, après l’autorisation accordée par Londres pour l’utilisation de ses emprises à des fins défensives. Les experts estiment que le retrait des appareils réduit la capacité de réaction rapide depuis le sol britannique, contraignant potentiellement les forces américaines à repositionner leurs actifs vers des localisations plus éloignées comme Diego Garcia ou des bases situées dans le Golfe.
Le calendrier précis d’un éventuel retour des bombardiers sur la base de RAF Fairford reste indéterminé après ces interpellations.