Publié le 2025-11-22 01:32:00. L’Ukraine a franchi une nouvelle étape dans sa contre-offensive en frappant pour la première fois avec des missiles américains Atacms sur le territoire russe, une décision rendue possible par un assouplissement des restrictions imposées par Washington. Cette escalade marque une intensification du conflit et suscite des réactions fortes de Moscou.
- L’Ukraine a utilisé des missiles Atacms pour frapper un aérodrome militaire en Russie.
- Les États-Unis ont autorisé Kiev à utiliser des armes à longue portée pour des attaques transfrontalières.
- Moscou affirme avoir intercepté les missiles et dénonce une attaque contre des infrastructures civiles.
Depuis le début de l’invasion russe, l’Ukraine a considérablement renforcé ses capacités de défense et de riposte. Initialement soutenue par l’aide occidentale et la résistance de sa population, Kiev démontre désormais une aptitude croissante à mener des opérations offensives, même au cœur du territoire ennemi. Cette nouvelle phase du conflit est marquée par l’utilisation d’armes de plus en plus sophistiquées, notamment les missiles Atacms fournis par les États-Unis, après des frappes de drones sur des raffineries russes.
L’état-major ukrainien a annoncé lundi le déploiement de missiles à guidage de précision « contre des cibles militaires sur le territoire russe », qualifiant cet événement de « développement important » qui sera intégré aux opérations futures. Selon les autorités ukrainiennes, il s’agit d’un moment historique témoignant de l’engagement ferme de l’Ukraine à défendre sa souveraineté.
Les forces ukrainiennes auraient pris pour cible l’aéroport de Baltimor, près de la ville de Voronej, où est stationné le 47e Régiment de bombardiers des Forces aérospatiales russes (VKS). Ce régiment est responsable de nombreuses frappes aériennes sur l’Ukraine, utilisant notamment des chasseurs-bombardiers Su-34.
La réponse de Moscou
Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir intercepté les quatre missiles Atacms à l’aide des systèmes de missiles S-400 et Pantsir. Selon un communiqué officiel, « le 18 novembre à 14 h 31, heure de Moscou (12 h 31 en Italie), le régime de Kiev a tenté de lancer une attaque de missiles contre des installations civiles en Russie. L’ennemi a lancé quatre missiles Atacms de fabrication américaine contre la ville de Voronej. » Les équipages des systèmes de missiles S-400 et des systèmes d’artillerie et de missiles Pantsir ont abattu tous les missiles Atacms. »
Moscou affirme que les débris des missiles ont endommagé les toits du Centre régional de gérontologie de Voronej et d’un jardin d’enfants, ainsi qu’une maison privée. Aucune victime civile n’a été signalée.
L’alarme d’escalade
Le Kremlin a déclaré que les forces russes « contrent » les tentatives de Kiev de lancer des attaques avec des armes occidentales de haute précision. Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, a déclaré à l’agence Interfax que « nos forces armées contrent les tentatives du régime de Kiev de lancer des attaques avec des armes occidentales de haute précision, en l’occurrence américaines », tout en soulignant que « l’opération militaire spéciale » se poursuit.
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