Mis à jour le 21 décembre 2025 à 12h07. Vladimir Poutine s’est déclaré ouvert à un dialogue avec Emmanuel Macron, alors que les combats se poursuivent en Ukraine et que la Russie intensifie ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes.
- Le président russe a exprimé sa volonté de parler avec son homologue français, à condition d’une “volonté politique mutuelle”, selon son porte-parole.
- L’Élysée a accueilli favorablement cette ouverture et annonce l’organisation prochaine de discussions entre les deux présidents.
- De nouvelles attaques russes ont visé la région d’Odessa, endommageant des installations de stockage d’huile de tournesol et faisant des victimes.
L’annonce de la disponibilité de Vladimir Poutine à discuter avec Emmanuel Macron intervient après un échange téléphonique entre les deux dirigeants, initié par le président français lors du sommet européen de la semaine dernière. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a précisé que cette volonté de dialogue était conditionnée à une “volonté politique mutuelle” de la part de la France.
L’Élysée a réagi positivement à cette proposition. « Nous saluons cette volonté de franchir cette étape », a déclaré une source proche de la présidence, ajoutant que les modalités d’une conversation entre les deux chefs d’État seraient précisées dans les prochains jours.
Parallèlement à ces développements diplomatiques, la situation sur le terrain en Ukraine reste tendue. De nouvelles frappes russes ont ciblé la région d’Odessa, entraînant la destruction d’un entrepôt d’huile de tournesol, un produit dont l’Ukraine est un exportateur majeur. Selon les autorités ukrainiennes, un employé a été tué et deux autres blessés lors de ces attaques, qui ont également provoqué la perte de plusieurs tonnes de pétrole. Le président Zelensky a dénoncé une tentative de la Russie de « limiter l’accès de l’Ukraine à la mer et de bloquer nos régions côtières ».
Sur le front de l’aide internationale à l’Ukraine, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a indiqué que le prochain décret d’aide comprendrait à la fois une assistance civile et la fourniture d’armes. Il a souligné que l’aide civile serait prioritaire, notamment pour aider la population à faire face à l’hiver, mais a confirmé que des armes seraient également envoyées.
« Il y aura bien sûr avant tout une aide civile. Mais aussi des armes »
Antonio Tajani, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères italien
Tajani a également abordé la question de l’utilisation des avoirs russes gelés pour financer la reconstruction de l’Ukraine, exprimant des réserves quant à leur base juridique et craignant une contestation devant la Cour de justice. Il a plaidé pour l’utilisation du budget européen et de l’endettement pour soutenir l’Ukraine.
