Home NouvellesUn cheval de Pennsylvanie est testé positif à l’EHV-4

Un cheval de Pennsylvanie est testé positif à l’EHV-4

by Nicolas Lefèvre

Un cheval du comté de Northumberland, en Pennsylvanie, a été diagnostiqué positif au virus de l’herpès équin de type 4 (VHE-4), responsable de problèmes respiratoires. L’animal avait participé à la vente Keystone Yearling and Breeder’s, qui s’est tenue les 7 et 8 novembre à Bloomsburg, en Pennsylvanie, suscitant une vigilance accrue parmi les éleveurs.

À retenir

  • Un cas de VHE-4 a été confirmé chez un cheval en Pennsylvanie après sa participation à une vente aux enchères.
  • Le virus de l’herpès équin est très contagieux et peut provoquer diverses affections, allant de problèmes respiratoires à des complications neurologiques graves.
  • La biosécurité rigoureuse et la vaccination restent les meilleures stratégies pour limiter la propagation du virus.

Contexte

Le virus de l’herpès équin (VHE) est un virus très contagieux qui affecte les équidés. Il se manifeste sous différentes formes, notamment la rhinopneumonite (une maladie respiratoire fréquente chez les jeunes chevaux), l’avortement chez les juments et la myéloencéphalopathie équine (MEE), une forme neurologique potentiellement mortelle. La forme respiratoire, causée par le VHE-4, est la plus courante.

Les premiers signes d’infection par le VHE-1 sont souvent une fièvre, qui peut parfois passer inaperçue. D’autres symptômes peuvent inclure une toux, une perte d’appétit, une abattement général et un écoulement nasal, particulièrement chez les jeunes chevaux. Les juments gestantes peuvent ne présenter aucun signe avant un avortement, qui survient généralement vers la huitième mois de gestation, mais peut se produire plus tôt. Un avortement peut survenir entre deux semaines et plusieurs mois après l’infection.

La MEE se caractérise initialement par de la fièvre et des signes respiratoires. Rapidement, des troubles neurologiques apparaissent, tels qu’une incoordination, une faiblesse ou une paralysie des membres, des difficultés à uriner, une perte de tonus de la queue et, dans les cas les plus graves, l’incapacité de se relever.

Ce qui change

La propagation du VHE se fait facilement par contact direct entre les chevaux, par l’intermédiaire de matériel contaminé (mors, seaux, serviettes) ou par le biais des personnes et de leurs vêtements ayant été en contact avec un animal infecté. Les organisateurs de ventes aux enchères et d’événements équestres sont particulièrement attentifs à la situation, afin de prévenir toute propagation du virus. À ce stade, ce cas n’a pas été lié aux récents événements de la finale mondiale et de l’Elite Barrel Race de la Women’s Professional Rodeo Association (WPRA).

Les vaccins actuels contre le VHE-1 peuvent réduire la quantité de virus excrétée par les animaux infectés, mais ils ne protègent pas contre la forme neurologique de la maladie. La mise en œuvre de mesures de biosécurité rigoureuses, incluant une hygiène et une désinfection appropriées, est donc essentielle pour minimiser les risques de contamination.

Prochaines étapes

Les vétérinaires recommandent une surveillance accrue des chevaux ayant participé à la vente de Bloomsburg, ainsi que le respect strict des protocoles de biosécurité. Il est crucial de signaler tout signe de maladie à un vétérinaire sans délai.

Sources

EDCC Health Watch, programme de surveillance des maladies équines.

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