Home Mondeun d’espionnage pour lequel ils lui demandent la vie et un autre avec d’autres enquêtés

un d’espionnage pour lequel ils lui demandent la vie et un autre avec d’autres enquêtés

by Clara Dubois

Publié le 2025-11-09 16:49:00. L’ancien ministre cubain de l’Économie et du Plan, Alejandro Gil Fernández, est confronté à deux procès judiciaires distincts, dont l’un l’accuse d’espionnage et pour lequel le parquet requiert la peine maximale. Cette affaire intervient dans un contexte de purges au sein du Parti communiste cubain (PCC).

  • Alejandro Gil Fernández, destitué de son poste en février 2024, est accusé d’espionnage, passible de la perpétuité.
  • Une seconde procédure judiciaire, plus large, vise Gil Fernández et un groupe indéterminé d’autres personnes, pour divers crimes économiques et financiers.
  • Plusieurs premiers secrétaires provinciaux du PCC ont été limogés entre février et juin 2025, suscitant des interrogations sur les raisons de ces changements.

L’ancien ministre de l’Économie et du Plan, Alejandro Gil Fernández, est poursuivi devant la Cour populaire suprême de Cuba dans le cadre d’une enquête ouverte le 7 mars 2024. La procédure la plus grave qui le concerne porte sur des accusations d’espionnage, pour lesquelles le parquet a requis la peine de prison à perpétuité, selon des sources proches du dossier obtenues par CiberCuba.

Parallèlement à cette accusation majeure, Gil Fernández fait l’objet d’une seconde procédure judiciaire regroupant d’autres chefs d’accusation, notamment le détournement de fonds, la corruption, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, la falsification de documents publics, des activités préjudiciables à l’économie, le vol de documents, le trafic d’influence et la violation des réglementations relatives aux documents classifiés. Cette seconde procédure concerne également un nombre indéterminé d’autres personnes, dont les noms n’ont pas été divulgués par les médias officiels. Selon les mêmes sources, ce procès pourrait être public.

Outre Gil Fernández, une vingtaine de prévenus sont également impliqués dans cette affaire et risquent une peine minimale de 15 ans de prison. Le parquet, en revanche, demande 30 ans de privation de liberté pour l’ancien ministre, comme l’a révélé 14yMedio.

L’enquête s’étendrait à d’autres membres du PCC, notamment un député de l’Assemblée nationale et un premier secrétaire provincial. Ces informations, rapportées par 14yMedio, n’ont toutefois pas pu être confirmées par CiberCuba. María Victoria Gil Fernández de Ayala, sœur de l’ancien ministre et présentatrice de télévision reconnue, a déclaré ne pas connaître l’identité des autres accusés dans cette affaire, lors d’un entretien accordé à CiberCuba.

Depuis février 2024, plusieurs premiers secrétaires du PCC ont été limogés de leurs fonctions : Marydé Fernández López (Cienfuegos, le 21 février), Susely Morfa (Matanzas, en mars, puis nommée à Villa Clara en 2025), Luis Antonio Torres Iribar (La Havane, en avril), Manuel René Pérez Gallego (Las Tunas, en avril), Julio Heriberto Casanova (Ciego de Ávila, en mars) et Ernest Santiesteban (Holguín, en avril).

En 2025, trois autres premiers secrétaires du PCC ont été démis de leurs fonctions, mais les autorités ont affirmé qu’ils occuperaient de nouvelles responsabilités au sein de la structure du parti : Walter Simón (Las Tunas, le 25 mars), Yuniasky Crespo (Mayabeque, le 16 mai) et Osnay Colina (Villa Clara, le 11 juin).

María Victoria Gil Fernández a exprimé l’espoir que son frère soit jugé avant la fin de l’année, lors de son entretien avec CiberCuba.

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