Une enseignante du lycée de Centreville a intenté une action en justice pour diffamation contre les écoles publiques du comté de Fairfax (FCPS), après que le district scolaire a remis en question ses allégations selon lesquelles une assistante sociale aurait aidé une élève mineure à avorter et financé la procédure. L’affaire, qui a débuté en août, prend désormais une tournure judiciaire avec une demande de 1 million de dollars de dommages et intérêts.
Zenaida Perez, enseignante d’ESOL chevronnée, a annoncé son recours devant le palais de justice du comté de Fairfax, entourée de ses avocats et de représentants d’Americans United for Life. Elle affirme avoir été calomniée suite à la publication d’un rapport commandé par le FCPS, qui qualifie ses accusations de « probablement fausses et fabriquées ».
Selon les allégations de Mme Perez, une élève de 17 ans lui aurait confié en mai 2022 qu’une assistante sociale de l’école l’avait aidée à obtenir un avortement et avait pris en charge les frais. L’élève n’aurait pas été accompagnée de son tuteur légal lors de cette démarche. « J’ai besoin que tu me dises les détails de ce que tu sais et de ce dont tu te souviens. Que t’est-il arrivé ? », aurait demandé l’enseignante, avant que l’élève ne lui révèle être tombée enceinte en octobre-novembre 2021 et avoir subi un avortement financé par l’assistante sociale.
L’enquête menée par le cabinet d’avocats mandaté par le FCPS contredit formellement ce récit. Le rapport indique que l’assistante sociale a suivi les procédures en vigueur en orientant l’adolescente vers une infirmière du ministère de la Santé et en contactant le tuteur légal de l’élève, tel qu’enregistré dans les dossiers scolaires. L’oncle de l’adolescente, avec qui elle résidait occasionnellement, a confirmé à News4 et Telemundo 44 qu’il n’était pas son tuteur légal, un point soulevé dans le nouveau procès.
Par ailleurs, l’enquête du FCPS suggère que Mme Perez aurait initialement soulevé ces allégations auprès de la direction de l’école en 2022, après avoir été sanctionnée pour avoir prétendument aidé une élève à tricher lors d’un test de grossesse. L’enseignante a récemment été mise en congé administratif, une lettre lui notifiant qu’elle « pourrait avoir commis une faute professionnelle grave ».
Les avocats de Mme Perez soutiennent également que ses droits en tant que lanceuse d’alerte et sa liberté d’expression, protégée par le Premier Amendement, ont été violés. « Ils ont dénigré son personnage, pratiquement détruit sa réputation auprès de ses collègues, de ses amis du lycée de Centerville et de la communauté », a déclaré Steve Aden, conseiller juridique d’Americans United for Life. « Ils l’ont mise à rude épreuve dans la presse, et nous voulons justice et compensation pour tout cela. »
Une enquête policière est en cours pour déterminer la véracité des allégations de l’enseignante et l’éventuelle commission d’infractions pénales. Le FCPS n’a pas répondu aux sollicitations de News4 concernant cette affaire.
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