Publié le 8 novembre 2025 à 11h59. L’Inde, souvent désignée comme la « capitale mondiale du diabète », est confrontée à une crise sanitaire grandissante. Un entraîneur sportif met en lumière un allié inattendu dans la lutte contre cette maladie : la masse musculaire, capable d’absorber le glucose même en l’absence d’insuline.
- La masse musculaire joue un rôle crucial dans la régulation de la glycémie et peut aider à prévenir et à gérer le diabète.
- Les muscles squelettiques absorbent entre 70 et 80 % du glucose après un repas, réduisant ainsi la dépendance à l’insuline.
- Un mode de vie sédentaire et une alimentation riche en glucides, typique de certains régimes indiens traditionnels, contribuent à l’augmentation des cas de diabète.
L’Inde porte un fardeau particulièrement lourd en matière de diabète, avec un nombre de personnes touchées qui dépasse la population totale du Brésil. Selon Nitin Maurya, entraîneur de fitness en ligne, seulement 0,2 % de la population indienne pratique une activité physique suffisante pour développer et maintenir leur masse musculaire. Cette situation, combinée à des habitudes alimentaires déséquilibrées, explique l’augmentation alarmante des diagnostics.
Nitin Maurya souligne l’importance de considérer le muscle comme un véritable « système d’élimination du glucose ». Il explique : « Scientifiquement, les muscles squelettiques sont responsables de 70 à 80 % de l’absorption du glucose après un repas. Plus vous avez de muscle, plus il est facile pour votre corps d’absorber le sucre de votre circulation sanguine et de faire baisser votre glycémie. Et lorsque vos muscles sont actifs, ils peuvent le faire sans même avoir besoin d’insuline. »
L’entraînement en force, en particulier, stimule la contraction musculaire et crée une demande immédiate d’énergie, incitant les cellules musculaires à puiser le glucose dans le sang. De plus, l’exercice améliore la sensibilité à l’insuline jusqu’à 48 heures après l’effort, réduisant ainsi les besoins en insuline et favorisant un meilleur contrôle de la glycémie.
Outre l’activité physique, Nitin Maurya met en garde contre les régimes alimentaires traditionnels indiens, souvent riches en glucides et pauvres en protéines. Il explique : « Après tout cela vient notre nourriture traditionnelle, qui est pleine de glucides et presque nulle en protéines. Résultat : des pics de sucre, des chutes et un surmenage du pancréas. Et lentement, la réponse insulinique s’affaiblit. Et boum, le diabète. »
Il rappelle également que la perte musculaire liée à l’âge, ou sarcopénie, commence dès l’âge de 30 ans. Pour les personnes prédiabétiques ou atteintes de diabète de type 2, le maintien et le développement de la masse musculaire ne sont donc pas seulement une question d’esthétique, mais une stratégie essentielle de prévention et de gestion de la maladie.
Nitin Maurya recommande donc d’adopter un mode de vie combinant activité physique régulière, notamment de l’entraînement en force, et une alimentation équilibrée, riche en protéines. Il conclut : « Allez à la salle de sport, développez vos muscles et mangez un repas équilibré dans votre alimentation. Parce que ce sont les meilleures armes de votre arsenal pour lutter contre le diabète. Et rappelez-vous, bien paraître n’est que la pointe de l’iceberg. »
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