Home NouvellesUn expert américain révèle que les habitudes quotidiennes provoquent des lésions rénales chez les femmes dans la quarantaine

Un expert américain révèle que les habitudes quotidiennes provoquent des lésions rénales chez les femmes dans la quarantaine

by Nicolas Lefèvre

Publié le 30 décembre 2025 à 22h15. Des habitudes quotidiennes anodines, comme la consommation fréquente d’ibuprofène ou le fait de se retenir d’uriner, peuvent endommager les reins, en particulier chez les femmes de plus de 40 ans, selon un spécialiste américain.

  • La consommation régulière d’ibuprofène peut entraîner des lésions rénales permanentes et nécessiter une dialyse à long terme.
  • Une hydratation insuffisante favorise l’accumulation de toxines et la formation de calculs rénaux.
  • Un régime trop riche en protéines sollicite excessivement les reins et peut conduire à une insuffisance rénale.
  • Se retenir d’uriner augmente le risque d’infections urinaires et de dommages rénaux.

La maladie rénale chronique (MRC) représente un problème de santé publique majeur aux États-Unis, touchant environ 35,5 millions de personnes, soit un adulte sur sept, selon les données de l’Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales. Souvent silencieuse à ses débuts, la MRC peut être aggravée par des comportements quotidiens que l’on ne soupçonne pas.

Le Dr John Valentine, professeur de médecine à la faculté de médecine de l’Université de l’Utah, a récemment mis en lumière ces habitudes risquées dans une vidéo diffusée sur Instagram. Il cible particulièrement les femmes après 40 ans, plus vulnérables aux effets néfastes de ces pratiques.

Concernant l’ibuprofène, le Dr Valentine explique que l’utilisation régulière d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peut avoir des conséquences irréversibles sur la fonction rénale.

« Les AINS endommagent la fonction rénale de façon permanente, et après des années d’utilisation, vous aurez besoin d’une dialyse trois fois par semaine juste pour rester en vie. »

Dr John Valentine, professeur de médecine à l’Université de l’Utah

Le Service national de santé (NHS) britannique recommande d’ailleurs de prendre l’ibuprofène à la dose la plus faible possible et pendant la durée la plus courte nécessaire pour minimiser les effets secondaires.

L’hydratation est également cruciale. Les reins ont besoin d’un apport suffisant en liquide pour éliminer les déchets et les toxines. Une déshydratation chronique peut entraîner l’accumulation de ces substances et la formation de calculs rénaux, voire des infections graves. Le Dr Valentine met en garde :

« La déshydratation chronique amène vos reins à accumuler des toxines et à former des calculs qui peuvent provoquer des infections rénales soudaines, entraînant une septicémie et la mort. »

Dr John Valentine, professeur de médecine à l’Université de l’Utah

Les recommandations du Guide Eatwell préconisent une consommation de 6 à 8 verres de liquide par jour, mais les besoins peuvent varier en fonction de l’âge, de l’activité physique et de l’état de santé.

Enfin, le Dr Valentine attire l’attention sur les régimes hyperprotéinés, de plus en plus populaires. Bien que les protéines soient essentielles, un excès peut surcharger les reins.

« Un régime riche en protéines oblige vos reins à travailler très dur, en filtrant les déchets, et après 40 ans, cela provoque des lésions rénales permanentes, qui nécessitent une greffe. »

Dr John Valentine, professeur de médecine à l’Université de l’Utah

L’habitude de se retenir d’uriner, particulièrement répandue chez les femmes, est également pointée du doigt. Le Dr Valentine souligne que cette pratique, souvent inconsciente, peut affaiblir la fonction vésicale et rénale avec l’âge. Une urine retenue favorise la prolifération bactérienne et augmente le risque d’infections urinaires, qui peuvent se propager aux reins et causer des dommages permanents.

« Les femmes qui retiennent fréquemment leur urine ont un risque cinq fois plus élevé de maladie rénale. Une fois vos reins défaillants, vous serez sous dialyse pour le reste de votre vie ou mourrez en attendant une greffe. L’insuffisance rénale ne peut pas être guérie. »

Dr John Valentine, professeur de médecine à l’Université de l’Utah

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