Publié le 26 octobre 2023 10:15:00. Un journaliste palestinien, arrêté aux Pays-Bas à la demande de l’Autriche, conteste les accusations de liens avec le Hamas et craint pour sa vie, alors que son extradition est examinée par les autorités néerlandaises.
- Un groupe de 25 personnes a manifesté aux Pays-Bas pour soutenir le journaliste palestinien Ayyash.
- L’Autriche soupçonne Ayyash d’appartenance et de financement du Hamas.
- L’état de santé mentale fragile du journaliste, traité pour des traumatismes, est un argument contre son extradition.
Le journaliste palestinien Ayyash a été interpellé le 21 septembre à l’aéroport de Schiphol, aux Pays-Bas, sur demande des autorités autrichiennes. Une vingtaine de sympathisants, brandissant des drapeaux palestiniens, s’est rassemblée devant les tribunaux pour exprimer leur soutien à sa libération.
L’Autriche accuse Ayyash d’être impliqué dans le Hamas, notamment en matière de financement. L’IRK (Immigration and Naturalisation Service), l’agence néerlandaise chargée de l’immigration, examine actuellement si les conditions légales pour une extradition sont remplies. Il est important de noter que cette procédure ne porte pas sur la question de la culpabilité ou de l’innocence de l’individu.
Son avocate, Frederieke Dölle, a fermement nié les accusations.
« Il veut souligner que les accusations portées contre lui sont fausses. C’est un journaliste palestinien bien connu qui attire l’attention sur les conditions inhumaines à Gaza depuis des années. »
Frederieke Dölle, avocate
Elle a également souligné que les autorités israéliennes pourchassent son client depuis des années et qu’il n’est pas le seul journaliste à craindre pour sa sécurité.
« Il suppose que les accusations sont basées sur la désinformation israélienne. »
Frederieke Dölle, avocate
Selon elle, les contacts de M. Ayyash avec le Hamas se limitaient à son travail de journaliste.
Lors de son audition devant le tribunal, Ayyash a expliqué être venu aux Pays-Bas pour déposer une plainte contre l’Autriche, en raison du traitement qu’il estime avoir subi avec sa famille. Il a décrit une perquisition violente de son domicile par la police autrichienne, survenue alors que sa femme était enceinte de huit mois.
« Ils sont venus à 7 heures du matin avec armes et violence. »
Ayyash, journaliste
Son avocate s’oppose donc à son extradition vers l’Autriche.
L’état de santé mentale d’Ayyash constitue un autre argument contre son extradition. Il est actuellement soigné dans un centre psychiatrique à Vught pour des traumatismes liés à la guerre et à la persécution. Selon des informations, il aurait eu des gestes d’automutilation et tenté de mettre fin à ses jours. Le juge doit rendre sa décision concernant l’extradition le 11 novembre.
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