Publié le 17 janvier 2024 18:47:00. Un accord énergétique majeur est en gestation autour du Venezuela, impliquant des discussions entre des représentants du régime de Caracas, des investisseurs américains et le milliardaire brésilien Joesley Batista, dans la foulée de la récente prise de contrôle par les États-Unis.
- Le régime vénézuélien s’est dit prêt à ouvrir son secteur pétrolier et gazier aux investissements étrangers.
- L’administration américaine prévoit de commercialiser le pétrole brut vénézuélien sur le marché mondial, avec des revenus initialement versés sur des comptes sous contrôle américain.
- Plusieurs grandes compagnies pétrolières américaines ont été approchées pour participer à la reconstruction de l’industrie pétrolière vénézuélienne.
Des discussions récentes ont vu le milliardaire brésilien Joesley Batista rencontrer Delcy Rodríguez, figure clé du régime vénézuélien, ainsi que des représentants américains. Selon des sources proches du dossier, Delcy Rodríguez a assuré à M. Batista que le Venezuela était disposé à accueillir des investissements dans son industrie pétrolière et gazière, un secteur en déclin depuis plusieurs années.
Cette information intervient quelques jours après l’annonce par l’ancien président Donald Trump d’un « Grand Accord énergétique » suite à la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier. Trump avait également rencontré les dirigeants des principales compagnies pétrolières américaines à la Maison Blanche, soulignant l’importance de revitaliser l’industrie pétrolière vénézuélienne.
« Nous allons discuter de la façon dont ces grandes entreprises américaines peut aider à reconstruire rapidement une industrie pétrolière en déclin du Venezuela et générer des millions de barils de pétrole au profit des États-Unis, du peuple vénézuélien et du monde entier. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Trump avait également affirmé que les compagnies pétrolières investiraient au moins 100 milliards de dollars dans le secteur vénézuélien. L’administration américaine a réitéré son contrôle sur l’industrie pétrolière du Venezuela, affirmant qu’elle le maintiendrait « indéfiniment ».
Actuellement, Chevron est la seule entreprise américaine autorisée à opérer au Venezuela. ExxonMobil et Conoco Phillips s’étaient retirées en 2007, après avoir refusé de céder une participation majoritaire dans leurs opérations locales au gouvernement de Hugo Chávez.
Le département américain de l’Énergie a détaillé mercredi dernier les modalités de cet accord pétrolier, négocié avec le régime vénézuélien après la capture de Nicolas Maduro. Selon un communiqué de presse, les États-Unis ont commencé à commercialiser le pétrole brut vénézuélien sur le marché mondial, en collaboration avec des négociants en matières premières et des banques internationales. Les revenus générés par ces ventes seront initialement déposés sur des comptes américains dans des banques de renommée mondiale.
Fluxus, la société pétrolière et gazière de la famille Batista, qui a renforcé ses actifs énergétiques en Amérique du Sud depuis son acquisition en 2023, étudie actuellement les opportunités commerciales au Venezuela, selon la même source anonyme.
