Publié le 15 novembre 2025 à 15h43. À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le professeur Johan Jendle de l’Université d’Örebro alerte sur les risques liés aux pompes à insuline et plaide pour une meilleure régulation des dispositifs de surveillance de la glycémie.
- La Journée mondiale du diabète, reconnue par les Nations Unies depuis 2006, vise à sensibiliser et à encourager l’investissement dans la recherche et les soins.
- Des incidents récents en Suède liés aux pompes à diabète ont conduit à la publication d’un rapport international pour améliorer la sécurité des dispositifs.
- Le professeur Jendle souligne l’importance de la surveillance régulière de la glycémie au bout des doigts et des cétones sanguines en cas de doute sur la fiabilité des capteurs.
La Journée mondiale du diabète, célébrée chaque année le 14 novembre, est une occasion de rappeler l’importance d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge adaptée du diabète. Organisée depuis 1991 par la Fédération internationale du diabète, elle est devenue une journée officielle des Nations Unies en 2006. Le professeur Johan Jendle, spécialiste du diabète à l’Université d’Örebro, a partagé son expertise hier, mettant en lumière les défis actuels et les perspectives d’amélioration.
Selon le professeur Jendle, les premiers signes du diabète peuvent varier considérablement.
« Les symptômes peuvent être orageux ou apparaître furtivement. Si vous avez soif, urinez beaucoup et perdez du poids involontairement, ce sont des signes de diabète de type 1. En revanche, le diabète de type 2 apparaît souvent de manière furtive. »
Johan Jendle, professeur à l’Université d’Örebro
Il précise que le diabète de type 2 est souvent découvert tardivement, après l’apparition de complications.
En matière de prévention, le diabète de type 1 ne peut être évité. Cependant, le diabète de type 2 peut être influencé par le mode de vie.
« Il est bon d’être actif physiquement et si vous êtes en surpoids, il est bon de maintenir un poids neutre en énergie afin de ne pas prendre plus de poids. Si c’est dans la famille, vous devez surveiller la tension artérielle, les graisses sanguines et l’obésité pour éviter le diabète. »
Johan Jendle, professeur à l’Université d’Örebro
L’actualité récente est marquée par des inquiétudes concernant les pompes à insuline. Des décès et incidents graves en Suède ont conduit le professeur Jendle à participer à un groupe de pilotage international. Ce groupe a récemment publié un rapport destiné à l’Agence américaine et européenne du médicament, afin de renforcer la réglementation et d’améliorer la précision des capteurs de glucose. Ces pompes modernes, semi-automatiques, ajustent la dose d’insuline en fonction de la glycémie, grâce à un capteur mesurant le glucose dans le tissu sous-cutané. Des problèmes de fiabilité de certains capteurs, affichant des taux de glucose incorrectement bas, ont conduit à des sous-dosages d’insuline.
Le professeur Jendle insiste sur la nécessité d’une vérification indépendante de la glycémie.
« Il doit donc être possible de mesurer le glucose au bout du doigt si l’on soupçonne que le capteur n’affiche pas la valeur correcte. De plus, il faut être capable de mesurer les cétones sanguines, un échantillon de sang du bout des doigts. »
Johan Jendle, professeur à l’Université d’Örebro
Il souligne que les fabricants s’efforcent d’améliorer la qualité des capteurs et que les autorités examinent les réglementations en vigueur. Des normes plus strictes pourraient être mises en place, imposant des contrôles de qualité plus fréquents et des protocoles rigoureux pour évaluer la précision des mesures.
L’objectif ultime de la recherche du professeur Jendle est clair :
« Je veux créer des opportunités pour mieux traiter les personnes atteintes de diabète, afin qu’elles puissent éviter les complications et avoir une meilleure qualité de vie. »
Johan Jendle, professeur à l’Université d’Örebro
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