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Un projet de loi proposé dans l’Ohio interdirait la saisie-arrêt sur salaire pour dette médicale

Publié le 9 octobre 2025 à 23h06. Une proposition de loi à l'Ohio vise à protéger les patients contre les pratiques de recouvrement de créances médicales jugées abusives, notamment en limitant les saisies sur salaire et en encadrant…

Un projet de loi proposé dans l’Ohio interdirait la saisie-arrêt sur salaire pour dette médicale

Publié le 9 octobre 2025 à 23h06. Une proposition de loi à l’Ohio vise à protéger les patients contre les pratiques de recouvrement de créances médicales jugées abusives, notamment en limitant les saisies sur salaire et en encadrant les taux d’intérêt.

  • Un projet de loi, connu sous le nom de « Loi sur l’équité de la dette médicale », interdirait aux hôpitaux et aux agences de recouvrement de signaler les dettes médicales aux agences d’évaluation du crédit.
  • Le texte plafonnerait les taux d’intérêt sur les dettes médicales à 3 % et supprimerait la possibilité de saisir les salaires des patients pour régler ces dettes.
  • L’initiative fait suite à des cas de poursuites judiciaires massives intentées par certains hôpitaux contre leurs patients pour des sommes dues.

Une législation visant à alléger le fardeau de la dette médicale pour les habitants de l’Ohio est actuellement à l’étude. La représentante d’État Michele Grim (Démocrate de Toledo), à l’origine de cette proposition, a présenté le projet de loi HB257 aux côtés de la représentante républicaine Jean Schmidt, de la région de Cincinnati. Cette initiative intervient alors que les hôpitaux sont de plus en plus pressés de récupérer les sommes dues et que les patients sont confrontés à une augmentation constante des coûts des soins de santé.

Selon la représentante Grim, la dette médicale est une nécessité, et non un luxe.

« La dette médicale n’est pas une dette de luxe. C’est une dette de nécessité. Ce n’est pas comme si vous aviez acheté une voiture que vous n’aviez pas les moyens de vous permettre. »

Michele Grim, représentante d’État (Démocrate de Toledo)

Le projet de loi vise à mettre fin à certaines pratiques considérées comme trop agressives. Il empêcherait notamment les hôpitaux et les agences de recouvrement de signaler les dettes médicales aux agences de crédit, ce qui peut nuire à la cote de crédit des patients et rendre plus difficile l’obtention d’un prêt, d’un logement ou même d’un emploi. De plus, le texte plafonnerait les taux d’intérêt sur les recouvrements à 3 % (contre 8 % actuellement) et interdirait les saisies-arrêts sur salaire pour les factures médicales.

L’impulsion derrière cette législation est en partie due à des cas flagrants de poursuites judiciaires intentées par des hôpitaux contre leurs patients. Un rapport récent de Signal Ohio révèle que l’hôpital Mary Rutan, situé dans le comté de Logan, a poursuivi 2 700 patients au cours des deux dernières années pour des dettes allant de 215 à 153 000 dollars (USD). Certains anciens patients n’ont même pas été conscients de la poursuite avant de constater des prélèvements sur leur salaire.

L’hôpital Mary Rutan a déclaré à Signal Ohio que le recours aux agences de recouvrement est une mesure de dernier recours, nécessaire pour maintenir ses activités. La représentante Grim estime cependant qu’il existe d’autres moyens pour les hôpitaux de recouvrer leurs créances, comme la mise en place de plans de paiement ou la négociation avec les patients.

« Ils peuvent toujours appeler les patients et établir des plans de paiement. Ils peuvent négocier avec les patients. Les patients peuvent négocier avec les hôpitaux. Cela arrive tout le temps. Dans le cas de Mary Rutan, les gens ont essayé de trouver un plan de paiement, mais l’hôpital voulait plus que ce qu’il pouvait réellement payer. »

Michele Grim, représentante d’État (Démocrate de Toledo)

Certaines agences de crédit et institutions bancaires se sont opposées à certaines dispositions du projet de loi, arguant que les informations relatives à la dette médicale sont utiles pour évaluer la solvabilité des individus. La représentante Grim rétorque que la dette médicale est un indicateur peu fiable de la capacité de remboursement d’autres types de prêts et qu’elle a travaillé avec la Credit Union League et la Bankers League pour répondre à certaines de leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne les cartes de crédit.

La représentante Grim souligne que la présence d’une dette médicale sur un rapport de crédit peut avoir des conséquences néfastes à long terme, allant de la difficulté à trouver un emploi à l’impossibilité d’obtenir un logement ou un prêt immobilier.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.