L’hôpital catholique d’Erfurt a intégré une nouvelle technologie de pointe en matière de chirurgie du genou : un système robotisé d’assistance, le « VELYS Robotic Assisted Solution ». Cette innovation permet des arthroplasties plus personnalisées et précises, améliorant potentiellement la récupération des patients.
Depuis début novembre, l’équipe chirurgicale de l’hôpital utilise ce dispositif pour réaliser des prothèses de genou. Contrairement aux méthodes traditionnelles, le système VELYS s’appuie sur les données spécifiques de l’articulation de chaque patient, sans nécessiter d’examens d’imagerie complexes tels que des scanners ou des IRM préalables à l’intervention.
« Par rapport aux méthodes conventionnelles, avec l’aide du robot, nous pouvons planifier la position des implants encore plus individuellement et l’adapter à l’anatomie personnelle du patient », explique le docteur Ivan Marintschev, médecin-chef de la clinique de traumatologie, d’orthopédie et de thérapie de la colonne vertébrale et chef du centre d’endoprothèse (EPZ) du KKH.
À ce stade, une vingtaine de patients ont déjà bénéficié de cette nouvelle approche chirurgicale, et les premiers résultats sont encourageants. Parmi les premiers patients, on compte Dieter Bauhaus, ancien PDG de la Sparkasse. « Je me suis remis sur pied très rapidement et je n’ai pratiquement pas eu besoin de mes béquilles », témoigne le président d’honneur de la Chambre de commerce et d’industrie d’Erfurt. Il compare son expérience actuelle à une prothèse de genou traditionnelle qu’il avait reçue il y a trois ans, soulignant un temps de récupération significativement plus court.
« À l’époque, il me fallait beaucoup plus de temps avant de pouvoir à nouveau marcher et faire du vélo correctement », se souvient Dieter Bauhaus.
Trois chirurgiens de l’hôpital, dont le chirurgien orthopédiste et traumatologue Olaf Wagner, ont été formés à l’utilisation de cette technologie. Ivan Marintschev insiste sur l’importance d’impliquer l’ensemble de l’équipe médicale : « Il est important pour moi que nos médecins partenaires soient également impliqués dès le début afin que le plus grand nombre possible de patients bénéficient de la technologie moderne ».