Home Technologie et scienceUn scientifique explique l’étrange anomalie 3I/Atlas qui ressemble à des « battements de cœur »

Un scientifique explique l’étrange anomalie 3I/Atlas qui ressemble à des « battements de cœur »

by Thomas Caron

Publié le 30 novembre 2025 22:46:00. La comète 3I/Atlas continue de défier les attentes des scientifiques, présentant un comportement atypique qui alimente des spéculations, allant jusqu’à l’hypothèse d’une origine non terrestre.

  • L’astrophysicien Avi Loeb suggère que la trajectoire de 3I/Atlas a pu être modifiée, initialement orientée vers la Terre, puis vers Jupiter.
  • Des variations rythmiques de luminosité, décrites comme des « battements de cœur », ont été observées, remettant en question les explications conventionnelles.
  • L’analyse des images du télescope spatial Hubble révèle que la source de cette luminosité provient principalement d’un halo diffus entourant le noyau de la comète.

La comète 3I/Atlas, détectée le 1er juillet 2025, suscite l’émoi dans la communauté scientifique en raison de son comportement singulier. Loin de suivre la trajectoire prévisible d’une comète classique, elle présente des anomalies qui interrogent les modèles établis. L’astrophysicien Avi Loeb, connu pour ses théories audacieuses, a récemment avancé l’hypothèse que 3I/Atlas aurait pu modifier sa trajectoire initiale.

Selon Loeb, les premiers calculs indiquaient que l’objet était aligné vers la Terre, ce qui avait alimenté des spéculations sur la possible libération de sondes extraterrestres. Cependant, de nouveaux calculs suggèrent désormais que la comète se dirige vers Jupiter. Loeb s’interroge :

« Est-ce que les jets 3I/Atlas battent comme un cœur ? »

Avi Loeb, astrophysicien

Cette question souligne l’observation de variations périodiques dans la luminosité de l’objet, interprétées comme des « battements ».

Depuis sa découverte, la luminosité de 3I/Atlas a montré des fluctuations rythmiques, avec un cycle d’un peu plus de 16 heures. Initialement attribuées à la forme du noyau, ces variations ne semblent plus correspondre à cette explication. Les images capturées par le télescope spatial Hubble révèlent que la quasi-totalité de la luminosité provient d’un nuage diffus qui entoure le corps principal de la comète. Ce halo est suffisamment transparent pour permettre de distinguer le noyau, bien que sa taille exacte reste à déterminer.

Loeb souligne que le pixel le plus brillant de l’image coïncide avec le noyau, mais ne représente qu’une infime fraction de la lumière totale. La question centrale est donc de savoir pourquoi la luminosité varie autant si le noyau contribue si peu. Les images les plus récentes montrent plusieurs jets émanant de l’objet. Si ces jets expulsaient de la matière de manière périodique, ils pourraient générer un effet visuel similaire à celui d’un battement de cœur, le nuage s’étendant et se contractant constamment.

Dans le contexte d’une comète naturelle, ces jets pourraient être liés à la sublimation de glace face au soleil, créant une queue qui se gonfle lorsque la glace est exposée à l’étoile. Loeb compare ce phénomène à un battement de cœur, avec le gaz et la poussière agissant comme un flux de « sang » dans la coma, pendant la période de rotation de 16,16 heures. Cependant, si 3I/Atlas était une structure artificielle, le « battement » pourrait provenir d’un mécanisme orienté dans n’importe quelle direction, sans lien direct avec le soleil.

Selon Loeb, une séquence d’images continues permettrait de distinguer les deux possibilités. Si le motif pointe toujours vers le soleil, il s’agirait d’un comportement physique courant. Dans le cas contraire, la discussion prendrait une tournure radicalement différente.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.