Home SantéUn test d’ADN pour mieux dépister le cancer du sein

Un test d’ADN pour mieux dépister le cancer du sein

by Sophie Martin

Une nouvelle méthode de dépistage du cancer du sein, basée sur l’analyse de l’ADN, pourrait révolutionner la lutte contre cette maladie et, à terme, éliminer les décès qui y sont liés. Développée par une équipe de 20 chercheurs au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec, cette approche promet un dépistage personnalisé et plus précoce que les méthodes actuelles.

Le projet, baptisé Perspective, évalue le risque de développer un cancer du sein en tenant compte d’une combinaison de facteurs génétiques et individuels, et non plus uniquement de l’âge. Un simple prélèvement de salive permet d’analyser l’ADN d’une femme et d’identifier des marqueurs associés à une prédisposition à la maladie. « À partir de cet échantillon, nous pouvons établir un score de risque pour chaque femme », explique Karine-Iseult Ippersiel, PDG de la Fondation cancer du sein du Québec.

Ce score permettrait d’orienter le dépistage vers les femmes les plus à risque, quel que soit leur âge. Actuellement, seules les femmes de 50 ans et plus ont accès à une mammographie systématique. Selon la Fondation cancer du sein du Québec, le nombre de diagnostics de cancer du sein a augmenté de 45 % chez les femmes dans la vingtaine, soulignant l’urgence d’une approche plus large.

« Avec cette procédure, nous pourrions potentiellement atteindre un taux de survie à 100 % », affirme Karine-Iseult Ippersiel. À ce stade, le gouvernement québécois envisage d’étendre le dépistage aux femmes de 45 à 49 ans, une mesure jugée insuffisante par les chercheurs et les défenseurs de la cause.

Pour faire pression sur le gouvernement et accélérer l’adoption de cette nouvelle stratégie de dépistage, une pétition signée par 42 000 personnes a été déposée à l’Assemblée nationale en octobre dernier.

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