L’optimisme revient sur le marché immobilier suédois, tandis que les inquiétudes grandissent concernant la dépendance aux jeux vidéo chez les jeunes. En outre, un couple d’infirmières iraniennes a obtenu un sursis dans leur procédure d’expulsion, et un changement de nom coûteux pour une agence gouvernementale suscite la polémique.
Selon une étude récente de la banque SEB, les Suédois anticipent une hausse des prix de l’immobilier cette année. Plus de la moitié des ménages s’attendent à une augmentation, un chiffre qui grimpe jusqu’à 75 % chez les jeunes. Cette confiance semble alimentée par les récentes réductions d’impôts et l’assouplissement des règles relatives aux prêts hypothécaires qui entreront en vigueur au printemps.
« Si l’on se fie aux attentes des ménages, le marché immobilier semble sur le point de se redresser », a déclaré Américo Fernández, expert en finances des ménages à la SEB. Il a également noté que les attentes des ménages sont légèrement supérieures aux prix réels, ce qui pourrait indiquer un certain optimisme.
Parallèlement, le nombre de Suédois envisageant de souscrire un prêt hypothécaire à taux fixe diminue, passant de 7 % le mois dernier à 6 %, contre une moyenne de 11 % en 2025.
Une étude menée dans la région de Jönköping par l’université du même nom révèle que 44 % des garçons suédois présentent un risque de développer une dépendance aux jeux vidéo, contre seulement 12 % des filles. L’étude, qui a interrogé plus de 5 000 adolescents de 15 à 17 ans à l’automne 2023, utilise le test des troubles du jeu (GDT) validé par l’Organisation mondiale de la santé.
« Il s’agit d’un problème majeur », a souligné Gunilla Björling, co-auteure du rapport et professeure à l’université. « Chez les garçons, la santé mentale est un facteur de risque important, tandis que le mode de vie sédentaire est plus préoccupant chez les filles. Il est crucial d’identifier les personnes à risque et de mettre en place un accompagnement personnalisé pour prévenir l’apparition de problèmes. »
Un couple d’infirmières auxiliaires iraniennes, Zahra Kazemipour et Afshad Joubeh, a obtenu un réexamen de leur cas d’expulsion, reportant ainsi leur départ de Suède. Leur situation avait suscité une vive émotion et de nombreuses protestations de leurs collègues de l’hôpital Södersjukhuset à Stockholm. Le couple avait reçu l’ordre de quitter le pays le 22 décembre suite à une décision gouvernementale modifiant les règles relatives à leur séjour.
Enfin, le changement de nom de l’Agence Civile de Contingences (MSB) en Agence de Protection Civile (MCF) le 1er janvier a coûté 10 millions de couronnes suédoises (environ 870 000 euros) aux contribuables. Ce coût comprend le réétiquetage des véhicules, des équipements et des uniformes, ainsi que la mise à jour des documents internes et externes, selon SVT. Le ministre responsable, Carl-Oskar Bohlin, a affirmé que l’agence avait géré ce changement de la manière la plus économique possible.
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