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Un traitement complémentaire pour une eau encore plus pure en Loire-Atlantique

Le syndicat Atlantic’Eau a mis en place un système de filtration d'urgence à Saffré pour éliminer les traces de pesticides émergents dans l'eau potable, bien avant la réhabilitation complète de l'unité prévue en 2029. Cette initiative proactive vise…

Un traitement complémentaire pour une eau encore plus pure en Loire-Atlantique

Le syndicat Atlantic’Eau a mis en place un système de filtration d’urgence à Saffré pour éliminer les traces de pesticides émergents dans l’eau potable, bien avant la réhabilitation complète de l’unité prévue en 2029. Cette initiative proactive vise à garantir une qualité d’eau optimale, dépassant les normes actuelles.

Trois filtres complémentaires ont été installés à l’entrée de l’unité de Saffré depuis le 15 septembre. Ils fonctionnent en continu, filtrant l’eau avant qu’elle ne soit acheminée vers le château d’eau de la Guerlais. Les filtres, constitués de charbon de houille contenu dans des bonbonnes de 3,50 mètres de diamètre (contenant chacune 20 m³), sont remplacés à tour de rôle tous les quinze jours à un mois.

Cette décision fait suite à la découverte en 2023 d’une nouvelle molécule issue de la dégradation du chlorothalonil, un fongicide largement utilisé en agriculture. « Cette démarche s’inscrit dans la volonté affirmée depuis 2021 d’Atlantic’Eau d’enlever toute trace de produits phytosanitaires dans l’eau », explique Nicolas Faucheux, responsable du service gestion du patrimoine au syndicat. Les élus ont volontairement fixé un seuil à 0,10 g/l, bien inférieur à la norme autorisée de 0,9 g/l, afin d’anticiper les évolutions réglementaires et les nouvelles découvertes scientifiques concernant les effets de ces substances sur la santé.

Le charbon usagé est envoyé en Belgique pour être reconditionné par un processus de chauffage à très haute température, permettant de détruire les molécules capturées. Jean-Luc Grégoire, vice-président du syndicat, se félicite que cette amélioration place désormais l’installation « au standard de celle de Nort-sur-Erdre, récemment rénovée ».

L’installation de ce dispositif représente un investissement d’environ 500 000 €. Le renouvellement des filtres représente un coût supplémentaire d’environ 80 000 € par cycle, avec un rythme de trois à quatre remplacements par an. Le charbon actif provient principalement de Chine et des États-Unis, une dépendance qui soulève des questions. À ce stade, les fournisseurs disposent de stocks suffisants, mais Atlantic’Eau plaide pour une réflexion au niveau européen afin de développer une indépendance en matière d’approvisionnement.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.