Home NouvellesUn tribunal du Kerala refuse la libération sous caution anticipée au député du Congrès Rahul Mamkootathil dans une affaire de viol

Un tribunal du Kerala refuse la libération sous caution anticipée au député du Congrès Rahul Mamkootathil dans une affaire de viol

by Nicolas Lefèvre

Publié le 4 décembre 2023 09:03:00. Un député indien est visé par une enquête pour viol après des accusations portées par une femme qui affirme avoir été victime d’agressions sexuelles et de pressions pour avorter. L’affaire prend une tournure politique avec des allégations de motivations partisanes et de tentatives de diversion.

  • Le député Mamkootathil a été inculpé de viol, de fausse couche forcée, d’abus de confiance criminel et d’autres chefs d’accusation.
  • Il conteste les accusations, affirmant qu’il a eu une relation consentie avec la plaignante et dénonce une manœuvre politique.
  • La plaignante accuse également le député de l’avoir menacée en enregistrant leurs moments intimes.

L’affaire a pris une tournure judiciaire après qu’une plainte a été déposée auprès du ministre en chef Pinarayi Vijayan le 27 novembre, relatant des accusations graves contre le député Mamkootathil. La plaignante et sa famille l’accusent de viol, de grossesse résultant d’une agression sexuelle et d’avoir exercé des pressions pour qu’elle avorte.

Selon l’acte d’accusation, Mamkootathil est poursuivi en vertu de plusieurs articles du Bharatiya Nyaya Sanhita (BNS), le nouveau code pénal indien. Parmi ces articles figurent l’article 64 pour viol, l’article 89 pour fausse couche forcée, l’article 316 pour abus de confiance criminel, l’article 351 pour intimidation criminelle, l’article 329 pour outrage à la pudeur et l’article 116 pour blessures graves. Il est également accusé d’avoir violé la loi sur les technologies de l’information (article 66E) en portant atteinte à la vie privée de la plaignante.

Dans une requête déposée auprès du tribunal pour obtenir une libération sous caution anticipée, Mamkootathil nie catégoriquement les accusations portées contre lui. Il les qualifie de fausses, de politiquement motivées et de visant à nuire à sa réputation publique. Il affirme que la plainte n’a été déposée qu’après son ascension politique en tant que député d’opposition.

Le député reconnaît avoir entretenu une relation physique avec la plaignante, mais insiste sur le caractère entièrement consenti de cette relation. Il soutient donc que l’article 64 du BNS, relatif au viol, ne trouve pas à s’appliquer dans ce cas. Pour étayer ses dires, il présente des échanges de messages et des enregistrements d’appels, affirmant que la plaignante l’a rencontré volontairement à plusieurs reprises.

Mamkootathil va plus loin en affirmant que la plaignante est mariée à un employé du Bharatiya Janata Party (BJP) et qu’elle cohabite avec lui. Il souligne également qu’elle travaille pour un média, ce qui, selon lui, révèle des motivations politiques sous-jacentes à la plainte. Il suggère que l’affaire est instrumentalisée par le gouvernement de gauche au pouvoir pour détourner l’attention du public d’une controverse en cours concernant un présumé vol d’or au temple de Sabarimala.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.