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Entre 1992 et 1999, le cosmonaute russe Sergueï Avdeïev a passé 747 jours en orbite à bord de la station Mir à environ 27 360 km/h. Selon l’astrophysicien J. Richard Gott de l’université de Princeton, cette vitesse lui a fait gagner environ 0,02 seconde grâce à la dilatation du temps relativiste.
L’histoire de Sergueï Avdeïev relève de la physique la plus rigoureuse. En voyageant à grande vitesse dans l’espace, le cosmonaute russe est revenu sur Terre légèrement plus jeune que prévu, illustrant concrètement les principes de la théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein.
Les missions spatiales de Sergueï Avdeïev et les calculs de J. Richard Gott
Sergueï Avdeïev a cumulé exactement 747 jours, 14 heures et 14 minutes en orbite au cours de trois séjours distincts à bord de la station spatiale russe Mir, entre 1992 et 1999. Ses missions successives comprenaient les vols Soyouz TM-15, TM-22 et TM-28/TM-29. La dernière de ces missions, lancée en août 1998 avec Guennadi Padalka et Iouri Batourine à bord, s’est conclue à la fin du mois d’août 1999.
Pendant ces séjours, Avdeïev a effectué 11 968 révolutions autour de la Terre, parcourant environ 515 millions de kilomètres à une vitesse avoisinant les 27 360 kilomètres par heure. L’astrophysicien J. Richard Gott, de l’université de Princeton, a calculé qu’à cette allure, le temps s’est écoulé un peu plus lentement pour lui que pour les observateurs restés au sol. Selon ses calculs, Avdeïev est revenu sur Terre environ 0,02 seconde plus jeune que s’il n’avait pas quitté la planète.
Sorties extravéhiculaires et records de durée cumulée dans l’espace
Au-delà de la dilatation temporelle, le cosmonaute s’est distingué par l’intensité de son travail à l’extérieur du complexe orbital. Entre ses rotations à bord de la station, il a accompli dix sorties extravéhiculaires, totalisant 41 heures et 59 minutes passées dans le vide spatial en scaphandre. Lorsque la station Mir a été volontairement désorbitée en mars 2001, la presse spécialisée a rappelé qu’il détenait alors le record mondial de temps cumulé dans l’espace. Avdeïev a quitté le corps des cosmonautes en février 2003.
Ce record d’endurance et de décalage temporel a par la suite été surpassé. Son compatriote Sergueï Krikaliov a repris le flambeau en 2005 en accumulant davantage de temps en orbite. Plus récemment, Oleg Kononenko a redessiné les classements en s’installant durablement en tête.
L’évolution des records de vol et de dilatation temporelle avec Oleg Kononenko
En février 2024, l’agence spatiale Roscosmos a annoncé qu’Oleg Kononenko venait de dépasser les 878 jours et 12 heures cumulés dans l’espace, effaçant le record établi par Guennadi Padalka en 2015. À son retour sur Terre en septembre 2024, à l’issue d’un séjour de 374 jours d’une seule traite, le compteur personnel de Kononenko affichait un total de 1 111 jours dans l’espace.
Mécaniquement, cette durée accrue à une vitesse orbitale comparable signifie que Kononenko a également dépassé le record de dilatation temporelle d’Avdeïev de façon nette. Si ces écarts temporels se mesurent toujours en dizaines de millisecondes, ils confirment que les lois d’Einstein s’appliquent de manière mesurable aux équipages voyageant à bord des véhicules spatiaux.
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