Publié le 24 septembre 2025. Une nouvelle étude britannique confirme que les habitudes alimentaires et le maintien d’un poids sain, adoptés dès l’âge moyen, peuvent contribuer à préserver la fonction cérébrale et réduire le risque de démence à long terme.
- Une alimentation équilibrée et un rapport taille-hanche favorable sont associés à une meilleure connectivité cérébrale et à une intégrité préservée de la substance blanche.
- L’étude, menée sur plus de 30 ans, met en évidence l’importance de l’hippocampe dans le vieillissement cognitif.
- Des interventions nutritionnelles pourraient avoir un impact significatif sur la santé cérébrale des personnes âgées.
Des chercheurs de l’University College de Londres ont publié une étude de cohorte de longue durée démontrant un lien étroit entre le mode de vie et la santé cognitive. Les résultats, publiés dans le réseau JAMA Open Network, suggèrent qu’une alimentation de qualité et un poids contrôlé peuvent avoir des effets bénéfiques tant sur la structure que sur le fonctionnement du cerveau.
L’étude s’appuie sur les données de Whitehall II, une vaste enquête britannique lancée en 1985 et suivie sur plus de trois décennies. Les participants ont été soumis à des questionnaires, des mesures physiques, des tests cognitifs et des examens d’imagerie cérébrale afin d’évaluer leur qualité alimentaire, leur rapport taille-hanche (RTH), la microstructure de la substance blanche, la connectivité fonctionnelle de l’hippocampe et leurs capacités cognitives.
L’analyse, portant sur un échantillon de 512 participants pour l’évaluation de la qualité de l’alimentation et de 664 pour le RTH, a révélé que les personnes ayant une alimentation plus saine présentaient une connectivité fonctionnelle accrue au niveau du lobe occipital et du cervelet, ainsi qu’une meilleure intégrité de la substance blanche avec l’âge. Un RTH plus faible était quant à lui associé à une connectivité hippocampique plus importante, une meilleure diffusion de la substance blanche, une meilleure mémoire de travail et une fonction exécutive plus performante.
À l’inverse, une plus grande quantité de graisse abdominale à l’âge moyen était corrélée à des performances cognitives moins bonnes à un âge avancé, notamment en termes de fluidité verbale, de mémoire épisodique, de mémoire de travail et de fonction exécutive. Selon les auteurs, ces résultats confirment le rôle crucial de l’hippocampe et des voies de substance blanche associées dans le processus de vieillissement et le développement de la démence.
Les chercheurs soulignent l’importance d’adopter des mesures visant à améliorer la nutrition et à traiter les maladies sous-jacentes dès l’âge moyen.
« Il est préférable de commencer les mesures visant à améliorer la nutrition et à traiter les maladies centrales à un âge moyen ou avancé. »
Jensen D et coll.
Ils insistent sur le potentiel des interventions nutritionnelles pour préserver la fonction cérébrale à long terme.
- Jensen D et coll. Association de l’alimentation et du rapport taille-hanche avec la connectivité cérébrale et la mémoire dans le vieillissement. Réseau JAMA ouvert 2025 ; 8(3) : e250171. doi:10.1001/jamanetworkopen.2025.0171.
