Publié le 13 novembre 2025 à 21h54. Une nouvelle étude américaine met en évidence un lien préoccupant entre la consommation d’aliments ultra-transformés et le risque de développer un prédiabète chez les jeunes adultes, soulignant l’importance d’une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge.
- Une augmentation de 10 % de la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de 64 % de prédiabète.
- La recherche suggère que ces aliments perturbent la régulation du glucose et favorisent la résistance à l’insuline.
- Les jeunes adultes constituent une population particulièrement vulnérable, car c’est à cet âge que se forment les habitudes alimentaires à long terme.
La prévalence du prédiabète est en augmentation chez les jeunes adultes, avec une estimation de 17,9 cas pour 100 000 personnes de moins de 20 ans aux États-Unis. Un diagnostic de diabète de type 2 (DT2) peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie, entraîner des complications de santé et augmenter le risque de mortalité. Le DT2 qui se manifeste tôt dans la vie est souvent associé à des complications plus graves que celles qui surviennent plus tard.
L’étude, menée par des chercheurs de la Keck School of Medicine de l’USC, s’appuie sur l’étude Meta-AIR, elle-même intégrée à une étude plus vaste sur la santé des enfants californiens. Les chercheurs ont analysé les habitudes alimentaires de 85 jeunes adultes âgés de 17 à 22 ans, en évaluant la proportion de calories provenant d’aliments ultra-transformés (UPF) dans leur régime. Ils ont également mesuré la réponse insulinique des participants après la consommation d’une boisson sucrée.
Les aliments ultra-transformés, qui subissent de multiples processus industriels, comprennent notamment les sodas, les snacks emballés, la margarine et les charcuteries. Ils sont généralement riches en sucres, en sel et en graisses de mauvaise qualité, tout en étant pauvres en nutriments essentiels. Des recherches antérieures ont déjà établi un lien entre une consommation élevée d’UPF et un risque accru de maladies chroniques telles que le DT2, l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires.
« Nos résultats montrent que même des augmentations modestes de la consommation d’UPF peuvent perturber la régulation du glucose chez les jeunes adultes à risque d’obésité. Ces résultats indiquent que l’alimentation est un facteur modifiable de maladie métabolique précoce et une cible urgente pour les stratégies de prévention chez les jeunes. »
Vaia Lida Chatzi, MD, PhD, professeure de sciences de la santé publique et des populations et de pédiatrie, directrice du programme de recherche et de formation Superfund de Californie du Sud pour le centre d’évaluation, de remédiation et de prévention des PFAS (ShARP) à la Keck School of Medicine.
Selon les chercheurs, le jeune âge adulte représente une période cruciale pour façonner la santé à long terme. Intervenir à ce stade permet de prévenir l’installation de pathologies chroniques telles que le prédiabète et le DT2. Yiping Li, doctorant au Dartmouth College et premier auteur de l’étude, souligne que limiter la consommation d’UPF peut contribuer à prévenir ces maladies.
« Ces résultats indiquent que la consommation d’UPF augmente le risque de prédiabète et de diabète de type 2 chez les jeunes adultes et que limiter la consommation de ces aliments peut aider à prévenir la maladie. »
Yiping Li, doctorant en sciences biomédicales quantitatives au Dartmouth College.
L’étude a été publiée dans la revue Nutrition and Metabolism. Consulter l’article original.
Une communication de l’USC détaille les conclusions de l’étude. En savoir plus sur le communiqué de presse.