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Une étude approfondie de l’exposition fœtale au COVID ne montre aucun impact comportemental ou neurodéveloppemental nocif un an après la naissance

Publié le 2026-01-15 16:50:00. Une étude menée par des chercheurs soutenus par la Brain & Behavior Research Foundation (BBRF) apporte des éléments rassurants sur le développement neurologique des enfants nés pendant la pandémie de COVID-19, suggérant que l'exposition…

Une étude approfondie de l’exposition fœtale au COVID ne montre aucun impact comportemental ou neurodéveloppemental nocif un an après la naissance

Publié le 2026-01-15 16:50:00. Une étude menée par des chercheurs soutenus par la Brain & Behavior Research Foundation (BBRF) apporte des éléments rassurants sur le développement neurologique des enfants nés pendant la pandémie de COVID-19, suggérant que l’exposition congénitale au virus n’entraîne pas de différences majeures à l’âge d’un an.

  • L’étude, portant sur 234 dyades mère-enfant, révèle peu de différences neurocomportementales significatives entre les nourrissons exposés et non exposés au COVID-19 in utero.
  • Les différences observées, lorsqu’elles existent, sont de faible ampleur et ne persistent pas après ajustement statistique.
  • Les chercheurs soulignent la nécessité d’un suivi à long terme pour évaluer les effets potentiels sur le développement ultérieur de l’enfant.

Les inquiétudes concernant l’impact de la COVID-19 sur le développement des enfants nés pendant la pandémie sont légitimes, compte tenu du nombre massif d’infections à l’échelle mondiale. En mai 2025, on comptait 103 millions de cas confirmés aux États-Unis et 778 millions dans le monde (soit environ une personne sur dix), ce qui signifie qu’un grand nombre de femmes enceintes ont été touchées par le virus au cours des cinq dernières années. Les femmes enceintes infectées par la COVID-19 présentent généralement des symptômes plus graves et une réponse immunitaire moins efficace, ce qui soulève des questions sur les conséquences potentielles pour le fœtus.

Bien que la transmission verticale du virus de la mère au fœtus soit considérée comme « extrêmement rare », les chercheurs se sont interrogés sur les effets indirects de l’infection maternelle, notamment l’activation du système immunitaire maternel, un facteur de risque connu pour les troubles du développement neurologique. Des études antérieures avaient montré que le placenta, en plus de servir de barrière contre le virus, déclenche une réponse inflammatoire qui se reflète dans l’expression des gènes immunitaires.

L’étude, publiée dans la revue Recherche pédiatrique, a analysé les données de 234 couples mère-enfant recrutés au NYU Medical Center dès le début de la pandémie. Parmi ces couples, 77 nourrissons (33 %) étaient nés de mères infectées par la COVID-19 pendant la grossesse. Les chercheurs ont évalué divers aspects du développement du nourrisson, notamment les étapes clés, l’attention, le sommeil, le tempérament et le développement socio-émotionnel, en tenant compte de facteurs tels que l’âge de la mère, son revenu, sa santé mentale et la gravité de l’infection.

Les résultats indiquent qu’à l’âge d’un an, les nourrissons exposés au COVID-19 ne présentent pas de différences significatives par rapport aux nourrissons non exposés dans la plupart des domaines évalués. Les rares différences observées, comme une durée d’attention légèrement plus courte chez les nourrissons exposés, ont disparu après ajustement statistique. De même, aucune différence n’a été constatée en matière de sommeil ou de réactivité émotionnelle.

L’analyse par imagerie par résonance magnétique (IRM) a révélé des différences subtiles dans la connectivité fonctionnelle du cerveau entre les deux groupes, avec un modèle de connexion légèrement plus mature chez les nourrissons exposés au COVID-19. Cependant, ces différences n’ont pas eu d’impact comportemental mesurable à l’âge de 12 mois. Les chercheurs soulignent qu’un suivi à long terme est nécessaire pour déterminer si ces différences subtiles pourraient avoir des conséquences sur le développement ultérieur.

Les chercheurs insistent sur le fait que leurs données, collectées pendant la première année de vie, ne permettent pas de conclure sur les effets potentiels de l’exposition prénatale à la COVID-19 sur des fonctions telles que la fonction exécutive et le développement du langage, qui se développent plus tard. Ils soulignent également que la cohorte étudiée pourrait ne pas être représentative de toutes les femmes enceintes infectées par la COVID-19, en particulier celles qui ont souffert d’une forme grave de la maladie. Ils ajoutent que le stress psychosocial vécu par les mères pendant la grossesse pourrait également jouer un rôle important dans le développement de l’enfant.

En conclusion, l’équipe de recherche appelle à la poursuite des études longitudinales pour évaluer les effets neurodéveloppementaux à long terme de l’exposition prénatale à la COVID-19.

« La réplication et la poursuite des recherches longitudinales sur ces groupes plus tard dans l’enfance seront nécessaires pour tirer des conclusions sur les effets neurodéveloppementaux pertinents et durables de l’exposition prénatale au COVID ».

Équipe de recherche

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.