Publié le 2023-11-02 14:35:00. Une étude présentée lors du congrès de l’ASTRO révèle la dose de radiothérapie préopératoire idéale pour les patients atteints d’un cancer rare de la région naso-sinusienne, améliorant ainsi les chances de survie et réduisant les effets secondaires.
- Une dose de rayonnement comprise entre 60 et 62 Gray (Gy) s’avère optimale pour les patients atteints d’un carcinome épidermoïde naso-sinusien résécable.
- Les patients ayant reçu une dose plus faible ou plus élevée présentent des taux de survie à 5 ans significativement inférieurs.
- Une dose excessive de radiothérapie est associée à un risque accru de complications post-opératoires et d’effets secondaires à long terme, sans améliorer la survie.
Des chercheurs ont déterminé que l’administration d’une radiothérapie préopératoire, dans une fourchette de dosage précise, permet d’optimiser les résultats pour les patients atteints d’un carcinome épidermoïde naso-sinusien résécable (SNSCC). Cette découverte, présentée lors du 67e congrès annuel de l’American Society for Radiation Oncology (ASTRO), pourrait avoir un impact significatif sur la prise en charge de cette forme de cancer relativement rare.
L’étude a porté sur 96 patients atteints de SNSCC résécable ayant bénéficié d’une radiothérapie avant l’intervention chirurgicale. Les participants ont été répartis en trois groupes en fonction de la dose de rayonnement reçue : moins de 60 Gy, entre 60 et 62 Gy, et plus de 62 Gy. Après un suivi médian de 135,06 mois, les résultats ont démontré que la plage de 60 à 62 Gy correspondait à la dose optimale.
La survie globale (SG) à 5 ans était de 72,1 % chez les patients ayant reçu cette dose optimale, contre seulement 44,6 % dans le groupe ayant bénéficié d’une dose plus faible et 52,3 % dans le groupe ayant reçu une dose plus élevée. Ces chiffres soulignent l’importance de calibrer précisément la radiothérapie préopératoire.
L’analyse a également révélé que les patients ayant reçu la dose la plus élevée présentaient une augmentation des complications périopératoires et des toxicités tardives, sans pour autant observer d’amélioration en termes de survie. Une analyse multivariée a confirmé que la survie globale était corrélée à l’âge du patient, au stade de la tumeur (stade T) et à la dose de rayonnement administrée.
« La radiothérapie préopératoire a démontré des résultats prometteurs en matière de préservation des organes et d’efficacité thérapeutique pour les patients atteints de SNSCC résécable. Cependant, la dose de rayonnement optimale reste indéfinie. »
Chercheurs, résumé de l’étude
Ces résultats ouvrent la voie à des protocoles de traitement plus personnalisés et efficaces pour les patients atteints de SNSCC, en permettant d’optimiser les bénéfices de la radiothérapie tout en minimisant les risques d’effets secondaires.
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