Home SantéUne étude montre : Comment péter pourrait réduire le risque de maladie d’Alzheimer

Une étude montre : Comment péter pourrait réduire le risque de maladie d’Alzheimer

by Sophie Martin

Publié le 12 décembre 2025 à 08h00. Des chercheurs suggèrent que les flatulences, et plus précisément l’odeur qu’elles dégagent, pourraient avoir un effet protecteur sur le cerveau et réduire le risque de maladie d’Alzheimer.

  • Une étude menée sur des souris a révélé que le sulfure d’hydrogène, composant odorant des gaz intestinaux, pourrait protéger les cellules cérébrales vieillissantes.
  • Ce gaz agirait en modifiant certaines protéines cérébrales, empêchant leur accumulation et la détérioration des cellules nerveuses, un processus clé dans la maladie d’Alzheimer.
  • Les résultats de cette recherche ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de médicaments ciblant les maladies neurodégénératives.

Longtemps considérées comme un tabou social, les flatulences pourraient receler des bienfaits insoupçonnés pour la santé. Au-delà de la simple réduction de la pression intestinale et d’un indicateur d’une flore intestinale saine, les gaz produits par notre organisme pourraient jouer un rôle protecteur contre la maladie d’Alzheimer, selon une étude récente.

L’étude, menée par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins, s’est concentrée sur le sulfure d’hydrogène (H₂S), un gaz naturellement présent dans le corps humain, notamment dans les intestins, et responsable de l’odeur caractéristique des œufs pourris. Les scientifiques ont découvert que ce composé pouvait influencer positivement certaines fonctions cérébrales.

Dans le cadre de l’étude, des souris génétiquement modifiées pour présenter des symptômes similaires à ceux de la maladie d’Alzheimer ont reçu des injections d’un composé libérant lentement du sulfure d’hydrogène (NaGYY) pendant douze semaines. Les résultats ont été frappants : les souris traitées ont montré une amélioration de leurs capacités cognitives et motrices jusqu’à 50 % par rapport aux souris non traitées. Elles étaient plus actives physiquement et semblaient mieux se souvenir de leur environnement.

Les chercheurs ont également observé des changements au niveau moléculaire. Le sulfure d’hydrogène agirait sur une enzyme appelée glycogène synthase β (GSK3β). En présence de concentrations saines de sulfure d’hydrogène, GSK3β agit comme un signalisateur, modifiant la fonction d’autres protéines. En l’absence de ce gaz, GSK3β a tendance à se lier à une autre protéine cérébrale, la protéine tau. Cette interaction provoque l’accumulation de protéines tau anormales, qui perturbent la communication entre les cellules nerveuses et entraînent leur mort, un processus central dans la maladie d’Alzheimer.

« En corrigeant les niveaux de sulfure d’hydrogène dans le cerveau, nous pourrions réussir à inverser certains aspects de la maladie d’Alzheimer. »

Matt Whiteman, professeur à la faculté de médecine de l’Université d’Exeter et co-auteur de l’étude

Ces découvertes ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour lutter contre les maladies neurodégénératives. Les chercheurs prévoient désormais d’étudier plus en détail les interactions entre les composés soufrés et GSK3β, ainsi que d’autres protéines impliquées dans la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer, dans différents systèmes cellulaires et organiques. Cette recherche pourrait permettre de développer de nouveaux médicaments ciblant spécifiquement ces mécanismes et offrant ainsi de l’espoir aux millions de personnes atteintes de cette maladie.

Pour en savoir plus sur les recherches concernant le sulfure d’hydrogène et la maladie d’Alzheimer, vous pouvez consulter le site de la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins ou Uniladtech.com.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.