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Une étude récente établit un lien entre la santé intestinale et le cœur : voici comment les bactéries intestinales bénéfiques préviennent les maladies coronariennes

Publié le 9 novembre 2025. Une nouvelle étude révèle un lien étroit entre la composition du microbiote intestinal et la santé cardiovasculaire, suggérant que certaines bactéries pourraient jouer un rôle protecteur contre les maladies coronariennes. Les patients atteints…

Une étude récente établit un lien entre la santé intestinale et le cœur : voici comment les bactéries intestinales bénéfiques préviennent les maladies coronariennes

Publié le 9 novembre 2025. Une nouvelle étude révèle un lien étroit entre la composition du microbiote intestinal et la santé cardiovasculaire, suggérant que certaines bactéries pourraient jouer un rôle protecteur contre les maladies coronariennes.

  • Les patients atteints de maladies coronariennes présentent une diminution significative de certaines bactéries bénéfiques dans leur intestin, notamment Slackia isoflavoniconvertens et Faecalibacterium prausnitzii.
  • Des niveaux plus élevés de bactéries de la famille des Lachnospiraceae, associées à la production de TMAO, ont été observés chez les patients.
  • La capacité des bactéries intestinales à fermenter certains sucres et à produire des métabolites spécifiques diffère entre les individus sains et ceux souffrant de maladies cardiaques.

Des chercheurs de l’Université Sungkyunkwan en Corée du Sud ont mené une étude approfondie sur le microbiote intestinal de 28 adultes en bonne santé et de 14 patients atteints d’une maladie coronarienne. Leur approche novatrice ne s’est pas limitée au simple comptage des bactéries présentes, mais a également analysé les gènes qu’elles portent et leur fonction.

L’étude, publiée le 6 novembre 2025 dans la revue mSystems, a révélé que les patients atteints de maladies coronariennes manquaient cruellement de certaines bactéries intestinales bénéfiques. Slackia isoflavoniconvertens et Faecalibacterium prausnitzii, en particulier, étaient sous-représentées. Ces deux types de bactéries sont connues pour produire des acides gras à chaîne courte, des composés qui contribuent à réguler l’inflammation dans l’organisme.

Parallèlement, les chercheurs ont constaté une augmentation de la présence de bactéries appartenant à la famille des Lachnospiraceae chez les patients. Certaines de ces bactéries sont impliquées dans la production de triméthylamine N-oxyde (TMAO), une substance qui a été associée à un risque accru de maladies cardiaques.

L’étude a également mis en évidence des différences dans le métabolisme des acides aminés. Chez les patients atteints de maladies coronariennes, une plus grande quantité d’arginine était décomposée par les bactéries intestinales. Or, l’arginine est un précurseur de l’oxyde nitrique, une molécule essentielle à la relaxation et à la dilatation des vaisseaux sanguins. Un manque d’arginine pourrait donc compromettre le bon fonctionnement du système cardiovasculaire.

Les bactéries intestinales des patients ont également démontré une capacité accrue à fermenter des sucres simples comme le lactose et le xylose, ce qui suggère une adaptation de leur communauté microbienne en réponse à des régimes alimentaires spécifiques. En utilisant des modèles informatiques, l’équipe de recherche a prédit que ces bactéries produiraient des quantités plus importantes d’inosine, une molécule dont le rôle dans les maladies cardiaques reste encore à déterminer. En revanche, les patients présentaient des niveaux inférieurs de deux autres produits chimiques par rapport aux témoins sains.

L’étude souligne également l’importance de la diversité au sein même d’une même espèce bactérienne. Par exemple, certaines souches d’Akkermansia muciniphila, une bactérie considérée comme bénéfique, possèdent des gènes qui leur permettent de décomposer les fibres végétales complexes chez les individus en bonne santé. Ces gènes étaient absents chez les patients atteints de maladies coronariennes.

Note aux lecteurs : cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre médecin pour toute question concernant un problème de santé.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.