Publié le 17 novembre 2023 10:30. La pollution atmosphérique, déjà connue pour ses effets néfastes sur les poumons, serait également liée à une augmentation du taux de sucre dans le sang et, par conséquent, au développement du diabète, selon une nouvelle étude.
- L’exposition aux particules fines (PM2,5) peut provoquer un stress oxydatif et une inflammation, perturbant la signalisation de l’insuline.
- Les personnes diabétiques ou présentant un syndrome métabolique sont particulièrement vulnérables aux pics de glycémie liés à la pollution.
- Améliorer la qualité de l’air peut aider à mieux contrôler la glycémie et réduire le risque de complications liées au diabète.
Vivre en ville expose de plus en plus de personnes à une pollution atmosphérique omniprésente. Au-delà des problèmes respiratoires bien connus, une nouvelle étude révèle un lien inquiétant entre la qualité de l’air et la santé métabolique. Des recherches récentes mettent en évidence une corrélation entre l’augmentation de la pollution et l’élévation du taux de sucre dans le sang, ouvrant la voie à une augmentation des cas de diabète.
Selon le Dr Monika Sharma, endocrinologue chez Aakash Healthcare, les particules fines (PM2,5) sont particulièrement préoccupantes.
« La présence de ces polluants provoque un stress oxydatif et une inflammation. Cela perturbe à son tour la signalisation de l’insuline et le métabolisme du glucose. »
Dr Monika Sharma, consultante principale en endocrinologie chez Aakash Healthcare
Ce processus inflammatoire affecte la capacité du corps à réguler la glycémie.
Les personnes déjà atteintes de diabète ou souffrant de syndrome métabolique sont les plus à risque. Leur corps, déjà fragilisé, réagit plus fortement aux facteurs de stress externes comme la pollution. Une augmentation du taux de sucre dans le sang, même temporaire, peut entraîner une résistance à l’insuline. L’insuline, hormone sécrétée par le pancréas, aide les cellules à absorber le glucose. Une exposition prolongée à des niveaux élevés de sucre peut endommager les vaisseaux sanguins, les nerfs et d’autres organes, augmentant le risque de maladies cardiaques, rénales et pulmonaires.
Cependant, l’étude souligne également un aspect positif : l’amélioration de la qualité de l’air peut avoir un impact significatif sur le contrôle glycémique.
« Cela implique que lorsque les gens sont exposés à moins de polluants dans l’air, les mécanismes inflammatoires du corps peuvent être calmés, ce qui facilite indirectement le contrôle de la glycémie. »
Dr Monika Sharma, consultante principale en endocrinologie chez Aakash Healthcare
Une réduction du stress inflammatoire et de la charge oxydative améliore l’efficacité de l’insuline.
Les personnes vivant dans des zones moins polluées présentent un risque plus faible de résistance à l’insuline, de maladies cardiovasculaires et de troubles métaboliques. La pollution atmosphérique ne se limite donc pas aux problèmes respiratoires ou cardiaques ; elle peut également perturber l’équilibre hormonal et métabolique de l’organisme.
Face à cette menace, des mesures préventives sont essentielles, en particulier pour les populations vivant dans des zones très polluées. L’installation d’un purificateur d’air à domicile, le port d’un masque anti-smog, une alimentation riche en antioxydants et des contrôles médicaux réguliers sont autant de gestes qui peuvent contribuer à protéger sa santé. Un air plus pur favorise la stabilité hormonale et facilite le maintien d’une glycémie normale, réduisant ainsi le risque de complications liées au diabète.
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