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Une étude révèle une caractéristique commune entre les personnes très âgées ayant des souvenirs de jeunesse

Publié le 2025-11-02 22:06:00. Une étude de l'Université Northwestern révèle que le maintien d'une vie sociale active pourrait être un facteur clé pour préserver les capacités cognitives à un âge avancé, à l'instar de celles observées chez des…

Une étude révèle une caractéristique commune entre les personnes très âgées ayant des souvenirs de jeunesse

Publié le 2025-11-02 22:06:00. Une étude de l’Université Northwestern révèle que le maintien d’une vie sociale active pourrait être un facteur clé pour préserver les capacités cognitives à un âge avancé, à l’instar de celles observées chez des personnes de 30 ans de moins. Des chercheurs ont identifié un trait commun chez les « super-seniors » dotés d’une mémoire exceptionnellement vive.

  • Les personnes âgées socialement engagées ont tendance à avoir un cerveau plus volumineux et moins de perte de volume cérébral avec l’âge.
  • La socialisation réduit la solitude, qui est liée à une augmentation du cortisol, une hormone du stress néfaste pour le cerveau.
  • Bien que la génétique joue un rôle, les connexions humaines, l’optimisme et la détermination sont également essentiels pour maintenir un cerveau en bonne santé.

Ralph Rehbock, 91 ans, et Leigh Steinman, 82 ans, incarnent cette vitalité. Ralph, survivant de l’Holocauste, participe activement à des groupes musicaux et éducatifs. Leigh, ancien agent de sécurité de stade, s’investit dans l’art communautaire et suit assidûment les matchs des Cubs. Tous deux font partie d’une catégorie rare : les « super-seniors », des individus de plus de 80 ans dont les capacités de mémoire et de raisonnement sont comparables à celles de personnes en moyenne 30 ans plus jeunes.

Depuis 25 ans, des chercheurs de l’Université Northwestern se penchent sur ce phénomène. Leur nouveau rapport indique qu’il n’existe pas de régime alimentaire ou de médicament miracle expliquant cette performance. En revanche, un élément se démarque : une vie sociale riche et active. Les neurosciences confirment cette observation : les personnes qui entretiennent des liens sociaux ont tendance à conserver un cerveau plus volumineux et à ralentir la perte de volume cérébral liée à l’âge.

La socialisation permet de lutter contre la solitude, un facteur de risque connu pour la santé cérébrale. La solitude est associée à une augmentation du cortisol, une hormone du stress. Un excès de cortisol peut provoquer des inflammations et des lésions cérébrales. Les examens neurologiques ont révélé que les « super-seniors » conservent des régions cérébrales mieux préservées et un nombre plus élevé de neurones de von Economo, des cellules nerveuses associées aux comportements sociaux et à l’empathie.

Si la génétique joue un rôle indéniable, les études soulignent également l’importance des relations humaines, de l’optimisme et de la détermination pour préserver la jeunesse du cerveau. Leigh Steinman résume parfaitement cette idée :

« Voir mes amis et mes voisins tous les jours est ce qui me permet de continuer. »

Leigh Steinman, ancien agent de sécurité


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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.