Publié le 1er janvier 2026 à 01h32. Des astronomes de la NASA ont découvert une exoplanète aux caractéristiques exceptionnelles, orbitant autour d’une étoile à neutrons, qui remet en question les théories actuelles sur la formation planétaire. Cette planète, surnommée “citron” en raison de sa forme déformée, présente une atmosphère unique et des températures extrêmes.
- La découverte a été réalisée grâce au télescope spatial James Webb.
- L’exoplanète, PSR J2322-2650b, possède une forme allongée due à la forte attraction gravitationnelle de son étoile.
- Son atmosphère est dominée par l’hélium et le carbone, sans traces d’eau, de méthane ou de dioxyde de carbone.
Une équipe de scientifiques de la NASA a annoncé une découverte majeure dans le domaine de l’astronomie : une exoplanète d’un type jamais observé auparavant. Baptisée PSR J2322-2650b, cette planète présente des particularités qui défient les modèles établis de formation planétaire, comme le révèle une publication dans la revue The Astrophysical Journal Letters.
PSR J2322-2650b orbite autour d’un pulsar, une étoile à neutrons incroyablement dense qui tourne sur elle-même à une vitesse fulgurante. Un pulsar concentre la masse du Soleil dans un volume équivalent à celui d’une ville. Cette proximité extrême et la force gravitationnelle intense qui en découle ont littéralement déformé la planète, lui conférant une forme allongée, comparable à celle d’un citron.
L’orbite de PSR J2322-2650b est particulièrement rapide : une année sur cette planète ne dure qu’environ 7,8 heures. Elle se situe à seulement 1 million de kilomètres (621 371 miles) de son étoile, une distance bien inférieure à celle qui sépare la Terre du Soleil (150 millions de kilomètres, 93 millions de miles).
Mais la forme inhabituelle de PSR J2322-2650b n’est pas sa seule particularité. Les observations du télescope spatial James Webb ont révélé une composition atmosphérique surprenante. L’atmosphère de la planète est dominée par l’hélium et le carbone, avec une absence notable de molécules courantes telles que l’eau, le méthane ou le dioxyde de carbone. Les scientifiques ont même détecté des formes rares de carbone moléculaire, C₂ et C₃, une composition atmosphérique unique parmi les plus de 150 exoplanètes étudiées en profondeur jusqu’à présent.
Les températures à la surface de PSR J2322-2650b sont également extrêmes, variant de 1 200 degrés Fahrenheit (649 degrés Celsius) sur le côté nocturne à 3 700 degrés Fahrenheit (2 043 degrés Celsius) sur le côté diurne. Dans de telles conditions, le carbone se combine généralement avec l’oxygène ou l’azote, ce qui rend sa présence sous forme indépendante particulièrement intrigante.
Ce système est classé comme un système de “veuve noire”, un type d’environnement où un pulsar érode lentement son compagnon par le biais de radiations et de vents à haute énergie. Cependant, dans ce cas précis, le compagnon du pulsar est officiellement reconnu comme une exoplanète, et non comme une étoile, conformément à la définition de l’Union astronomique internationale (AIU). Selon l’AIU, une exoplanète doit avoir une masse inférieure à 13 fois celle de Jupiter et orbiter autour d’une étoile ou d’un vestige stellaire, comme un pulsar. PSR J2322-2650b est la seule planète de type géante gazeuse connue à orbiter autour d’un pulsar. NASA
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