Home MondeUne femme a « tourmenté » les parents de Madeleine McCann lors d’une campagne de harcèlement, a déclaré le tribunal | Nouvelles du Royaume-Uni

Une femme a « tourmenté » les parents de Madeleine McCann lors d’une campagne de harcèlement, a déclaré le tribunal | Nouvelles du Royaume-Uni

by Clara Dubois

Publié le 3 novembre 2025 à 21h30. Deux femmes sont jugées à Leicester Crown Court pour harcèlement criminel envers les parents de Madeleine McCann, après qu’une des accusées ait prétendu être la jeune fille disparue.

  • Julia Wandelt, 24 ans, et Karen Spragg, 61 ans, sont accusées d’avoir importuné Kate et Gerry McCann par des appels, des messages et des visites à leur domicile.
  • Le procureur a décrit le harcèlement comme « cruel et impitoyable », soulignant la manipulation des accusées et leur conscience des conséquences de leurs actes.
  • Aucune preuve n’a étayé l’affirmation de Wandelt selon laquelle elle serait Madeleine McCann.

Le procès, qui se déroule devant la Leicester Crown Court, a révélé l’ampleur du harcèlement subi par les McCann depuis la disparition de leur fille Madeleine en 2007 au Portugal. Selon l’accusation, Julia Wandelt et Karen Spragg ont mené une campagne de détresse intentionnelle envers le couple britannique.

Lors de sa plaidoirie finale lundi, l’avocat de la Couronne, Michael Duck KC, a insisté sur la nature « cruelle et impitoyable » du harcèlement. Il a précisé que les accusées étaient pleinement conscientes de la douleur qu’elles infligeaient. Il a également souligné que Spragg n’était pas seulement une simple harceleuse, mais une « encourageuse enthousiaste » des actions entreprises.

« Ces deux accusées voulaient simplement imposer leur volonté aux McCann. Elles ne se préoccupaient que de leur propre agenda. Elles savaient que ce qu’elles faisaient était mal. »

Michael Duck KC, avocat de la Couronne

L’affaire a pris une tournure particulière lorsque Wandelt a brièvement quitté l’audience après que M. Duck ait mis en doute le manque de fondement scientifique de son affirmation d’être Madeleine McCann. Elle avait précédemment déclaré au tribunal qu’elle « s’en fichait » face à l’absence de preuves.

Le procureur a également mis en avant une lettre d’excuses co-écrite par les accusées, adressée à Mme McCann, reconnaissant la détresse causée. Il a qualifié les deux femmes de « manipulatrices et déterminées » dans la poursuite de leurs objectifs.

La juge de première instance, Mme Justice Cutts, a exhorté le jury à faire abstraction de toute sympathie qu’ils pourraient ressentir envers les McCann ou les accusées, afin de garantir un jugement impartial.

Wandelt et Spragg ont toutes deux plaidé non coupables de l’accusation de harcèlement criminel. Le procès se poursuit.

Plus d’informations sur la confrontation au domicile familial.

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