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Une nouvelle combinaison de médicaments réduit de 40 % la mortalité liée au cancer de la prostate récurrent

Publié le 20 octobre 2025. Une nouvelle combinaison médicamenteuse offre un espoir significatif aux hommes atteints d'un cancer de la prostate revenu après un traitement initial, réduisant le risque de décès de plus de 40 % selon des…

Une nouvelle combinaison de médicaments réduit de 40 % la mortalité liée au cancer de la prostate récurrent

Publié le 20 octobre 2025. Une nouvelle combinaison médicamenteuse offre un espoir significatif aux hommes atteints d’un cancer de la prostate revenu après un traitement initial, réduisant le risque de décès de plus de 40 % selon des essais cliniques américains.

  • Une thérapie combinant l’enzalutamide à l’hormonothérapie standard améliore significativement la survie des patients.
  • L’essai clinique, mené dans 17 pays auprès de plus de 1 000 patients, cible les cancers de la prostate biochimiquement récurrents à haut risque.
  • Ces résultats pourraient rapidement devenir la nouvelle norme de traitement pour cette forme agressive de cancer.

Les hommes dont le cancer de la prostate récidive après une chirurgie ou une radiothérapie pourraient bénéficier d’une avancée thérapeutique majeure. Des chercheurs du Cedars-Sinai Cancer (États-Unis) ont démontré qu’une association de médicaments permet de réduire le risque de décès de plus de 40 % chez ces patients.

La thérapie repose sur l’ajout d’un médicament, l’enzalutamide, à l’hormonothérapie, un traitement couramment prescrit. Les résultats de l’essai clinique sont publiés dans The New England Journal of Medicine (NEJM) et ont été présentés simultanément lors du congrès de la Société européenne d’oncologie médicale (ESMO) à Berlin (Allemagne).

Selon le Dr Stephen Freedland, directeur du Centre de recherche intégrée sur le cancer et le mode de vie au Cedars-Sinai Cancer et co-investigateur principal de l’étude :

« Après le traitement initial, certains patients présentent une récidive agressive du cancer de la prostate et risquent de voir la maladie se propager rapidement. L’hormonothérapie, que nous proposons à nos patients depuis 30 ans, n’a pas amélioré la survie, pas plus qu’aucune autre thérapie. Ces résultats représentent donc un changement véritablement radical. »

Dr Stephen Freedland, directeur du Centre de recherche intégrée sur le cancer et le mode de vie au Cedars-Sinai Cancer

L’essai clinique a inclus plus de 1 000 patients provenant de 244 centres répartis dans 17 pays. Tous avaient reçu un diagnostic de cancer de la prostate biochimiquement récurrent à haut risque, caractérisé par une augmentation rapide des taux sanguins d’antigène prostatique spécifique (PSA) après une intervention chirurgicale ou une radiothérapie. Le PSA est une protéine utilisée pour détecter le cancer de la prostate ; une augmentation rapide de ses taux après le traitement suggère une récidive et une possible propagation du cancer, notamment aux os ou à la colonne vertébrale.

Le Dr Freedland explique :

« Nous savons que ces patients courent un risque élevé de développer une maladie métastatique et de mourir d’un cancer à moins que nous ne leur proposions une option de traitement significative. »

Dr Stephen Freedland, professeur d’urologie et titulaire de la chaire de droit de la famille Warschaw Robertson sur le cancer de la prostate

Les patients ont été répartis aléatoirement en trois groupes : un groupe recevant uniquement l’hormonothérapie standard, un autre recevant uniquement l’enzalutamide, et un troisième recevant une combinaison des deux. Après huit ans de suivi, le risque de décès était 40,3 % plus faible dans le groupe ayant reçu la combinaison médicamenteuse.

Le Dr Robert Figlin, directeur par intérim de Cedars-Sinai Cancer, souligne l’importance de cette recherche :

« Cet essai clinique, l’un des nombreux proposés par Cedars-Sinai Cancer à ses patients, est un exemple du travail translationnel effectué par nos médecins-chercheurs. Le résultat sera un meilleur traitement et de meilleurs résultats pour les patients du monde entier. »

Dr Robert Figlin, directeur par intérim de Cedars-Sinai Cancer

Sur la base de résultats antérieurs, l’enzalutamide est déjà approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) et figure dans les directives de traitement du National Comprehensive Cancer Network (NCCN). Le Dr Freedland anticipe que ces nouvelles données renforceront les recommandations du NCCN et consolideront cette combinaison de médicaments comme traitement standard pour les patients atteints d’un cancer de la prostate biochimiquement récurrent à haut risque.

Le Dr Hyung Kim, oncologue urologue et directeur du département d’urologie de Cedars-Sinai, conclut :

« Ces découvertes importantes identifient un traitement qui prolonge la survie chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate agressif. La dernière analyse complète des études antérieures qui ont montré que l’enzalutamide améliorait considérablement la survie dans d’autres cas de cancer de la prostate et changerait la façon dont nous prenons soin de nos patients. »

Dr Hyung Kim, oncologue urologue et directeur du département d’urologie de Cedars-Sinai

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.